

Dans ce contexte favorable, Death Note de Shusuke Kaneko créait malgré tout la surprise lors de sa sortie le 17 juin dernier en délogeant Da Vinci Code de la première place du box-office qu'il squattait depuis quatre semaines. Sans égaler les scores susmentionnés, ce petit film d'horreur alléchant a largement dépassé les espoirs placés en lui par les heureux producteurs de Warner Entertainment Japan, affichant le joli score de 23 m$ de recettes fin juillet. La Warner a de quoi être doublement satisfaite de ses investissements japonais avec les bons résultats simultanés du deuxième long-métrage des studios Gonzo, Brave Story. L'affaire Death Note est loin d'être classée puisqu'il ne s'agissait là que d'une "première partie". Le deuxième volet, toujours dirigé par Shusuke Kaneko, à qui l'on doit la trilogie Gamera et Azumi 2, atterrira sur les écrans japonais en novembre prochain.
Gros hit au Japon depuis sa première parution en 2004 dans le magazine Shônen Jump édité par Shueisha, au point de largement dépasser les limites de son ciblage de départ (les adolescents), le manga Death Note est le fruit de la réunion de deux talents : d'un côté, le ou la scénariste mystère Tsugumi Ooba, dont on ne recense aucune apparition publique à ce jour, et de l'autre le dessinateur Takeshi Obata, connu notamment pour son travail d'illustrateur sur le manga Hikaru no Go. Le pitch est brillant et recèle d'infinies possibilités, merveilleusement exploitées tout au long des 12 volumes et 108 chapitres que compte le manga, dont la parution vient tout juste de s'achever - décidément, le duo de choc ne perd pas de temps. De quoi parle Death Note ?

DEATH NOTE, LE MANGA
Le Shinigami (Dieu de la Mort) Ryuuku s'ennuie à mourir en compagnie de ses pairs. Pour ajouter un peu de piment à sa misérable "vie", il décide de laisser tomber le Death Note (Carnet de la Mort) sur le sol terrestre afin de semer la zizanie parmi les humains. Le carnet échoue par hasard entre les mains d'un lycéen surdoué et blasé, Raito Yagami, qui découvre avec stupeur ces mots rédigés en anglais : The human whose name is written in this note shall die... Il ne tarde pas à comprendre qu'il lui suffit de penser à quelqu'un et d'écrire son nom dans le Death Note pour que cette personne meure dans les quarante secondes. Plus incroyable encore, il s'avère que si la cause de la mort n'est pas spécifiée, la victime succombera tout naturellement à une crise cardiaque. La tentation est grande pour Raito de chercher à refaçonner le monde selon son bon vouloir. L'hécatombe qui s'ensuit parmi les criminels du monde entier attire toutefois l'attention des gouvernements qui n'ont d'autre choix que d'appeler à la rescousse un jeune détective, surdoué lui aussi, répondant au pseudonyme de "L"...
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