
CINE : LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA
LE DIABLE S'HABILLE EN PRADA
(The Devil wears Prada)
Un film de David Frankel
Avec Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci
Durée : 1h49
Sortie : 27 Septembre 2006

Avis aux fashionistas désireuses d'avoir tout bon cet hiver : c'est dans Le Diable s'habille en Prada que vous trouverez le best-of de la saison 2007. Dès les premières minutes du film - un montage parallèle de plusieurs jeunes femmes en train de se préparer pour la journée - on ne peut s'empêcher de frétiller sur son siège face aux stilletos (pour les non initiés : talons aiguilles), bottes, escarpins et autres merveilles directement sorties des garde-robes de créatures anorexiques. Nous voilà prévenues, ce n'est pas pour rien que le réalisateur et la costumière du cultissime Sex and the City sont aux commandes : le look est ici aussi important que la personnalité des héroïnes, évidemment new-yorkaises, évidemment folles de mode. Le défilé est permanent, l'équipe s'offrant carrément une guest-star très luxe : Valentino himself, qui a dessiné pour l'occasion la robe de gala portée par Meryl Streep.

Côté scénario, le film suit donc le parcours d'Andy, une jeune fille « ordinaire » très joliment interprétée par Anne Hathaway (Le Secret de Brokeback Mountain). A priori rien d'excitant, sauf quand elle débarque chez Runway (inspiré du Vogue américain), un magazine prescripteur en matière de mode et dirigé d'une main de fer par Miranda Priestly, justement en quête d'une nouvelle assistante. Dans ce milieu où une taille 38 est considérée comme le dernier stade avant l'obésité, la normalité d'Andy, « the smart fat girl » - « la grosse intelligente » - a vite fait de passer pour une tare. Parce qu'elle rêve de gagner un jour le Pulitzer, Andy voit cette place comme une bonne opportunité de se faire des contacts, quitte à mettre le pied dans un monde qu'elle juge insignifiant. Mais pour survivre sous les ordres du dragon qui l'a engagée, il lui faut changer de look et s'intéresser de près aux tendances...
C'est évidemment la partie la plus ludique du film, qui voit la jeune fille lambda se transformer en reine du chic. L'effet Pretty Woman fonctionne à bloc, les plus envieuses se mettant alors à baver sur les bottes Chanel, la petite robe Dolce & Gabbana, les sandales Manolo Blahnik (etc, etc ...) de la miss, qui arbore un nombre de tenues à faire pâlir Paris Hilton.



































