
CINE : MA SUPER EX
MA SUPER-EX
Un film de Ivan Reitman
Avec Uma Thurman, Luke Wilson, Anna Faris, Eddie Izzard, Rainn Wilson, Wanda Sykes
Durée : 1h37
Sortie : 13 Septembre 2006

Matt (Luke Wilson) est l'inverse d'un tombeur. Poussé par son meilleur ami, lassé de le voir tapi au fond de sa solitude sentimentale, il fait la rencontre de Jenny (Uma Thurman) - la super-héroine de la ville qui cache ses pouvoirs derrière ses lunettes. Leur relation bât de l'aile dès le premier rendez-vous, mais elle s'accroche à lui de façon psychotique. Tout dégénère lorsqu'il décide de la quitter pour une autre fille...
La force des comics provient souvent du coté humain et des faiblesses de ses super-héros. Don Payne (scénariste du film qui a travaillé également sur les Simpson) l'a bien compris et a tout misé sur la face cachée de G-Girl. Il transforme ainsi l'héroïne de la ville en femme excessivement jalouse, possessive et destructrice. Ma super Ex constitue à ce titre un bon film de super héros en anéantissant le coté trop lisse de ses personnages (qui a évoqué le dernier Superman ?). Son angle d'attaque original lui permet d'ailleurs d'enchaîner quelques gags bien sentis. Rompre n'est jamais facile, mais ici il s'agit juste de survie...

Uma Thurman qui est devenue une action star depuis Kill Bill rend son personnage gentiment crédible. Elle pète les plombs comme personne et l'on prend un malin plaisir à la voir persécuter Luke Wilson à coup de tronçonneuse ou de requin jeté à la tête.
La paresse de la réalisation de Reitman qui pose sa caméra plus qu'il ne la porte est compensée par son talent de narrateur. Ma Super Ex possède une jolie fluidité de la narration où tout va très vite sans cafouiller. En 1h37 le film aborde la solitude de notre victime sentimentale, sa rencontre avec G-Girl, le début tumultueux de leur relation à coup de lits défoncés et d'ébats sexuels aériens, l'enfance de la super-héroine et la découverte de ses pouvoirs, la création du simili méchant de l'histoire, une seconde idylle avec Anna Farris, la vengeance de G-Girl et ainsi de suite...La densité scénaristique de l'ensemble permet ainsi de nous faire oublier la platitudes des images.
Malheureusement le final plonge le film dans une guimauve trop sucrée pour être digérable. Le concept initial de super héroïne mal lunée est alors enseveli sous une super-dose de bons sentiments écoeurant à souhait.
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