
DOSSIER DU NET : NIGHTMARES AND DREAMSCAPES

Suite au succès des Masters of Horror, il n'aura pas fallu très longtemps pour qu'une autre chaîne américaine reprenne le concept de l'anthologie relancée récemment par Showtime. La chaîne TNT se lance donc dans la mêlée avec cette première fournée de huit épisodes. Le concept des épisodes réalisés par des grands metteurs en scène d'horreur ayant déjà été exploité, il fallait trouver un angle d'attaque aussi original et vendeur. Et finalement, quoi de mieux que de s'atteler à l'adaptation des nouvelles d'un des plus grands écrivains d'horreur, j'ai nommé Stephen King. Le nom de King est particulintèrement vendeur, on le sait, et le monsieur a toujours apprécié, comme en témoigne les nombreux téléfilms adaptés de ses romans, ou les mini-séries (La Tempête du Siècle, Rose Red) et séries (Stephen King's Kingdom Hospital) dont il a écrit les scenarii. De plus, l'auteur ayant écrit de nombreuses nouvelles (dont un certain nombre ont déjà été adaptées en films), les producteurs disposent ainsi d'un réservoir conséquent d'histoires en cas de succès. Huit nouvelles ont donc été choisies pour cette première fournée, que je vais m'empresser de vous décortiquer...
Episode 1 : Battleground
Scénario : Richard Christian Matheson
Réalisation : Brian Henson
Avec : William Hurt
D'après la nouvelle Petits Soldats du recueil Danse macabre
Résumé : Jason Renshaw, un tueur à gages, vient de remplir avec succès une nouvelle mission, éliminer le directeur d'une fabrique de jouets. De retour chez lui et prêt à prendre un repos bien mérité, il est surpris de recevoir un colis contenant des soldats en plastique. Il ne se doute pas qu'il vient d'ouvrir la boîte de Pandore...

Voilà un épisode particulièrement jubilatoire qui ouvre cette saison de bien belle façon. La nouvelle de King, très courte mais efficace, a ici parfaitement été transposée à l'écran. On retrouve toutes les péripéties du court texte de l'auteur, et même plus, puisque pour coller au format de 53 minutes, le scénariste a rajouté quelques retournements de situations savoureux à la fin de l'histoire. William Hurt est parfait en tueur à gages au sang-froid implacable, et son affrontement avec les petits soldats de plastique exploite parfaitement tout le cadre (l'appartement de Renshaw) ainsi que son potentiel. Lors de la première attaque, le spectateur, comme Renshaw, est surpris et presque amusé de voir les minuscules balles fuser de toute part. Mais la situation prend une autre tournure lorsque les soldats commencent à sortir l'artillerie lourde : lance-roquettes, hélicoptères d'assaut... La lutte devient rapidement mortelle et Renshaw devra user de toute sa ruse pour s'en sortir. L'idée de tourner l'épisode sans aucun dialogue est ici particulièrement adaptée et permet de se focaliser sur l'action sans passer par de longs tunnels dialogués inutiles. Cela renforce en plus le côté inhumain et « terminatoresque » de Renshaw. On évite aussi les dialogues stupides du genre « bordel mais qu'est-ce qui se passe ? » ou « rhaaa ! Vous ne m'aurez pas ! ». Les effets spéciaux sont de très bonne tenue, notamment l'animation des hélicoptères en images de synthèses. La réalisation se permet même de petites folies, comme ces passages en vue subjective à l'intérieur de l'hélicoptère. Enfin dernier point, l'amateur éclairé reconnaîtra parmi les « trophées de chasse » de Renshaw la statue vaudou du téléfilm Trilogy of Terror, écrit par Richard Matheson en 1975.
Note : 8/10

































