
CINE : LES REBELLES DE LA FORET
Tout sur LES REBELLES DE LA FORET - La Critique - Le 2006-10-16 03:34:17LES REBELLES DE LA FORET
Un film de Jill Culton et Roger Allers, coréalisé par Anthony Stacchi
Avec les voix de Pascal Légitimus, Julien Courbey
Durée : 1h30
Sortie : 18 octobre 2006

Dans la petite ville de Timberline, Boog, un ours apprivoisé et heureux de l'être, vit dans un confort douillet avec sa maîtresse Beth, qui le couve comme un enfant. Lorsqu'il délivre un cerf maigrichon, nommé Elliot, du chasseur le plus dangereux de la région, il est loin de s'imaginer que cette rencontre va le mener là où il n'a jamais mis les pattes : la forêt et ses animaux étranges... à quelques heures de l'ouverture de la chasse.
Sony Pictures Animation prend doucement ses marques dans le film d'animation avec Les Rebelles de la forêt, premier film entièrement en numérique qui bénéficie de l'expérience de Sony Pictures Imageworks, responsable des effets spéciaux de nombreux films du Monde de Narnia à Stuart Little, en passant par Hollow man ou Spiderman 2 pour lequel il reçut l'Oscar des meilleurs effets spéciaux, et de nombreux transfuges d'autres grands studios, comme la réalisatrice Jill Culton (ancienne de chez Pixar) ou Roger Allers (réalisateur du Roi Lion de Disney). Techniquement, Les Rebelles de la forêt se place donc d'emblée dans la moyenne des autres studios avec une animation fluide, des effets de pilosité variés et réussis, une excellente gestion de l'élément liquide et un soin apporté aux décors. Pourtant, la charte graphique laisse quelques regrets si l'on regarde le design des personnages.

Malgré des personnages humains assez satisfaisants pour ce qui reste le point faible de l'animation numérique, la principale déception provient malheureusement de l'un des deux protagonistes principaux, le cerf Elliot, qui occupe en plus une place centrale dans le film. Contrairement aux autres animaux au design stylisé mais plutôt réaliste, sans atteindre toutefois l'excellence des concurrents comme dans Nos Voisins les hommes, le cerf Elliot (et toute la meute de ses semblables) souffre d'une mâchoire difforme proche du prognathisme assez rebutante et qui enlève toute sympathie au personnage. Sans vouloir en faire un Bambi, cette grande bouche qui met en valeur son côté bavard lui donne un aspect plutôt laid pour un animal si gracieux dans la nature. Si l'aspect graphique peut encore être amélioré, la réalisation est par contre de bonne tenue réservant des cadrages efficaces, quelques surprises humoristiques et des séquences d'action particulièrement réussies, comme le pillage du magasin, l'écroulement du barrage ou la lutte entre les animaux et les hommes.
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