

Comment s'est déroulée l'élaboration du film ?
Il y a eu beaucoup d'années d'attente mais cette attente a certainement aussi été provoquée par moi... J'avais également envie pour Denis (ndlr : Denis Charvet, producteur du film), qui m'a enthousiasmé du temps où il était sportif, qu'il lui arrive quelque chose de bien parce que c'est un type droit, honnête, gentil, qui m'adore et que j'aime infiniment.
Le film débute au « bar de la dernière chance », un lieu bigarré, gorgé de vie et de couleurs. Qu'est-ce que cet endroit fictif signifie pour vous, qu'est-ce qu'il symbolise ?
C'est la niche, c'est l'arche de Noé, c'est là où on a le moins mal. C'est là où on vient parce que l'on sait que pendant quelques heures on va avoir moins mal et moins y penser. Et tous ceux qui vous entourent à ce moment-là ont aussi un gros chagrin.
Le film se construit également avec la présence de Robinson Stévenin, un écrivain en quête d'écriture durant tout le métrage. S'agit-il de votre double, du Richard Bohringer poète et écrivain ?
Il écrit le film pendant qu'il se tourne...

Il est également follement amoureux de Romane Bohringer...
Il est très amoureux... Mais ils sont tous amoureux ! C'est une ode à la vie, à la passion, à la malice des choses, au destin, et aussi à tout ce qui nous appartient à l'intérieur, qu'on ne dit pas trop.

































