
(NB : Les parisiens pourront eux-mêmes rencontrer les nuls aujourd'hui même à partir de 13H au Virgin Megastore des Champs Elysées)
Quelle fut l'idée de départ, celle qui vous a amené vers Objectif Nul ?
Chantal Lauby : Alain a eu l'idée dans son coin, il a voulu créer une émission autour d'un groupe de présentateurs qui plaisanteraient sur tout et n'importe quoi. De notre côté, Bruno et moi avions notre émission sur la côte d'Azur, Bzzzz. La direction de Canal a montré à un panel de spectateurs les cassettes de nos sketchs. Malgré nos univers assez différents, le public a énormément apprécié. Pierre Lescure a donc souhaité nous réunir avec Alain pour animer une émission en public. Rapidement Dominique nous a rejoint et nous avons commencé à écrire nos premiers sketchs dans un grand appartement loué par la chaîne. Quand nous avons revu Objectif Nul en DVD, il n'y a pas longtemps, nous avons remarqué qu'il s'agissait peut-être de notre émission la plus familiale dans sa conception et son esprit. Cet aspect affectif est ce qui ressort le plus lorsque l'on revoit l'émission 20 ans après.
Dominique Farrugia : Objectif Nul est assimilable à un très long film de vacances ! Tout notre entourage gravitait dans cette chambre où nous écrivions nos premiers sketchs. C'est vrai que c'est cet aspect très familial qui a guidé l'écriture des épisodes d'Objectif Nul.. Coppola qualifiait Le Parrain de "Home Movie" parce que toute sa famille y participait. Là, c'est pareil ! (rires)
Alain Chabat : C'était "La Marraine"
DF : Ouhla... (rires)

... et qui jouait Marlon Brando ?
CL : Moi. Grâce à mon physique.
D'où vient le titre Objectif Nul ?
DF : C'est Alain qui l'a trouvé. Je trouve d'ailleurs le nom toujours excellent, il marche encore aujourd'hui.
CL : C'était le nom de l'émission qu'il avait tournée avec des copains, qui l'avait fait remarquer chez Canal + et que vous retrouverez sur le DVD.

Quelles ont été vos influences majeures pour Objectif Nul ?
DF : (très sérieusement) Nous avons été beaucoup influencés par Montesquieu... Diderot aussi, c'est indéniable.
AC : Et par des putes. (rires)
DF : Bref, tout ce dont on a besoin sur une île déserte !
AC : Chacun est arrivé avec son bagage de conneries et d'influences diverses. Nous avons tout partagé et mélangé pour arriver au résultat que vous connaissez. Je dois dire que j'étais assez surpris de voir des univers aussi éclectiques arriver à un ensemble final aussi cohérent.
DF : En fait, chaque fois que quelque chose nous faisait tous rire, l'idée était immédiatement retenue. Nous avions tous des sensibilités très différentes, ce qui rendait nos séances de travail très agréables. Alain et moi étions des fans de films américains, Bruno mettait l'accent sur la composition des personnages et Chantal apportait cette touche "intello" liée au cinéma français et italien (rires). Tout cela pour dire que cette somme d'influences variées est à l'origine de tous les épisodes.
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