
Bienvenue en Amérique. Une Amérique où les ours peuvent nager dans des piscines, où les armuriers vendent des armes sophistiquées à quiconque veut buter du juif, où les hommes ne se font pas la bise parce qu'ils ne sont pas des pédés, où les nanas sont toutes des salopes qu'il faut baiser sauvagement parce qu'elles le méritent. On arrête là ? Loin de cautionner ces idées ou de dire des gros mots avant de s'excuser en rougissant, Borat est un film très drôle, oui, mais pas que: c'est aussi terriblement inquiétant, subversif, prodigieux, audacieux. Quelque chose comme une plongée hilarante et impertinente dans les arcanes d'une Amérique péquenaude, assurée par Sacha Baron Cohen, artiste unique et phénoménal.
Excessif se devait donc d'aller à la rencontre de ce phénomène. Laurent Tity s'est vu attribuer cette responsabilité... le pauvre ne s'en est toujours pas remis !
La Rédaction
