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CINE : TRUANDS

CINE : TRUANDS

Tout sur TRUANDS - La Critique - Le 2006-12-01 05:20:52


Attention film brut ! Il y aura du sang mais pas de larmes. Le simple constat d'un monde où la violence est et demeure le seul langage compris par tous. Vous voilà transportés dans la jungle de la rue, l'univers sans pitié de Truands.

TRUANDS
un film de Frédéric Schoendoerffer
Avec Benoît Magimel, Philippe Caubère, Béatrice Dalle
Durée : 1h47
Date de sortie : 17 janvier 2007

truands


Paris, de nos jours, grand banditisme. Claude Corti, 50 ans, est l'un des rares hommes de pouvoir du métier. Proxénétisme, trafic de stupéfiants, faux billets, voitures, rackets, braquages, il sait tout ce qui se passe dans sa zone d'influence et prend une commission sur tout. Seule la violence lui permet de survivre. Franck, 30 ans, est proche de Corti mais tient à son indépendance. Intelligent, efficace, Claude a confiance en lui. Puis Corti tombe et passe quelques mois en prison. Juste assez pour que ses affaires commencent à se dérégler. Complot ou simple paranoïa ?

Troisième film de Frédéric Schoendoerffer, après Scènes de crimes et Agents secrets, Truands possède un casting pour le moins alléchant et un sujet qui ne l'est pas moins. La distribution est dominée de la tête et des épaules par le tonitruant Philippe Caubère qui fait ici figure de miraculé pour le monde du cinéma. L'acteur était en effet invisible sur les écrans depuis 1990 et les deux films adaptés de Marcel Pagnol par Yves Robert, à savoir La gloire de mon père et Le château de ma mère. Il se consacrait depuis au théâtre. Qu'en est-il alors de ce retour d'exil assez inattendu ? Tout simplement la confirmation d'un talent monstrueux. A croire que le rôle de ce parrain du crime était taillé pour lui.

truands


On ressent le plaisir profond de l'acteur à incarner cet homme rongé par tous les vices qui évolue dans le milieu du grand banditisme comme d'autres s'acquitteraient d'un travail dit « normal ». Sa vie est celle d'un truand parce-qu'il ne sait pas faire autre chose, parce que cette vie-là lui ressemble. Claude Corti n'existe qu'à travers le pouvoir et son juste corollaire dans ce milieu, la violence, omniprésente dans tous les rapports humains, sans distinction de sexe, en amour comme en amitié. Elle est omniprésente et imprègne tout le film, lui conférant sa couleur rouge sang. Le caïd ne se pose jamais la question de la moralité et de l'éthique, seul prévaut l'argent.

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