
RACHEL WEISZ, MUSE DES ANGES (THE FOUNTAIN)
Tout sur THE FOUNTAIN - La Critique - Photos - Le 2006-12-27 04:15:34
2006, festival du film américain de Deauville. Forte d'une popularité de plus en plus croissante, Rachel Weisz n'était disponible qu'en interview table ronde (plusieurs journalistes venus d'horizons tous azimuts, de différents médias peu ou prou cinéphiles sont réunis et posent leurs questions chacun à leur tour). En fonction des supports, les centres d'intérêt sont dissemblables d'autant que l'actrice est jeune maman et que bon nombre des questions s'articulent autour de sa joie d'être mère. Force est de reconnaître qu'elle est épanouie, miss Weisz; et, preuve que l'enthousiasme contamine l'ambiance du festival: Darren s'est baladé avec le maillot du footballeur Thierry Henry pour se féliciter d'avoir baptisé son fils Henry. Dans cette atmosphère, rien ne semblait plus adéquat pour ce couple apaisé que de venir présenter un film étrangement doux sur un deuil à fortiori impossible d'un homme qui plonge dans les récits gargantuesques de son épouse pour faire la paix avec lui-même. L'histoire est simple; le traitement, sublime : avec seulement 35 millions de dollars (alors qu'à l'origine, il bénéficiait d'un budget de 90 millions sous l'égide de la Warner et avec Brad Pitt), il a réalisé un requiem somptueux qui donne la paradoxale envie de tomber amoureux.

A mille lieues du choc chtonien de Requiem for a dream qui ramène ses personnages aériens à une réalité abominable, The Fountain, totalement différent du précédent (et en un sens, tant mieux) est plus proche des songes soyeux de Tarkovski et de Kubrick. Respectivement et sans irrespect pour leurs auteurs, on peut se demander si Darren n'a pas réalisé l'opus le plus imposant du genre depuis Solaris et 2001 dont il peut se voir comme l'infime conjonction. Avec un zeste du Space Oddity, de David Bowie, morceau que le cinéaste écoutait en boucle en essayant d'édifier The Fountain. Histoire de consolider les liens.
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