ARRESTED DEVELOPMENT SAISON 3 EN DVD
Certes les Lost et autres 24 s'imposent par leur succès mondial, mais ces séries n'ont pas encore atteint le statut de "séries cultes", tout comme X-Files à son époque et qui depuis son arrêt s'immisce dans cette catégorie. En parallèle des séries TV américaines basant leur qualité sur leur concurrence directe avec les blockbusters de cinéma, et qui fleurissent depuis l'avènement de 24 ou Oz, est apparu Arrested Development, qui pour sa part est devenue instantanément culte aux USA. La cible de cette série serait plutôt les sitcoms, tels que Seinfeld, Friends ou autres, caractérisés par leurs histoires d'amis ou de famille et par la durée de leurs épisodes - une vingtaine de minutes environ. Pourtant Arrested Development a quelque peu bousculé ce genre propre à la TV en adoptant un style et un ton totalement différent. Filmé caméra à l'épaule, tel un documentaire, comme si une équipe TV suivait ces aventures (sans jamais interagir avec les personnages), insérant même des « biiip » sur les « fuck » et autres insultes se rapportant aux bites et mères, le style de Arrested est à ce jour unique en son genre. Une technique filmique qui lui permet de parodier ouvertement le politiquement correct des sitcoms en proposant au spectateur d'observer la vie d'une famille dérangée et typiquement américaine. Le résultat fait mouche : nous n'avions pas autant ri depuis très longtemps.
Combien de séries redonnent à Henry Winkler (Fonzie dans Happy Days !) un rôle à la hauteur de son talent ? Combien ont pour guest-stars le créateur de Desperate Housewives ou Carl Weathers (Rocky, Predator) dans leurs propres rôles ? Aucune !
L'histoire : George Bluth est à la tête de la Bluth Company, société fabriquant des maisons à bas prix. S'enrichissant donc sur le concept déjà peu moral du business de foyers américains capables de s'effondrer comme des châteaux de cartes, il y rajoute un sens inouï de la corruption, de l'abus de biens sociaux et d'encore bien d'autres magouilles invraisemblables que nous découvrirons au fur et à mesure de la série. Le premier épisode démarre par son arrestation lors de la fête donnée en son honneur pour son départ à la retraite : George Bluth est emmené en prison, le fisc saisit les comptes de la société obligeant sa famille entière à ne plus vivre sur la CB de la boîte. Et quelle famille ! Sa femme alcoolo et tyranique, son fils aîné - un magicien raté, sa fille - blonde aux neurones absents, son beau-fils - un homo refoulé ex-médecin et décidé à devenir acteur alors qu'il n'en n'a pas l'étoffe, son second fils - puceau de 31 ans vivant encore avec sa mère. Seul Michael Bluth, fils cadet, second de la Bluth Company, récent veuf, et papa de "George Michael" Bluth (13 ans) possède le sens des responsabilités. Alors qu'il voulait profiter de cette fête pour faire ses adieux à cette famille de dégénérés, le voici obligé de prendre le contrôle de l'entreprise... et celui de la famille.
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