
GRAND PRIX, LE CHEF D'OEUVRE DE L'ANIMATION NORVEGIENNE TESTE
Elu meilleur film norvégien de tous les temps,
Grand Prix est un film culte dans le pays scandinave mais aussi dans le monde de l'animation où il est précurseur de Tim Burton ou de Nick Park. Réalisé en 1975, le film n'offre certes pas la même perfection artistique que les chefs d'oeuvre des deux génies de l'animation mais il n'en demeure pas moins impressionnant dans sa réalisation. Car si l'usage de marionnettes à la place de pâte à modeler rend l'animation moins fluide et les expressions des personnages un peu plus figées, le savoir-faire d'Ivo Caprino est absolument remarquable et l'on comprend aisément qu'il ait tant influencé les deux ténors du stop motion. Le héros de
Grand Prix, Théodore Jante-en-alu inventeur de machines farfelues secondé par un canard débrouillard, apparaît d'ailleurs comme un parent proche du british Wallace et de son fidèle Gromit. Moins fantastique qu'un Tim Burton, moins délirant qu'un Nick Park, Ivo Caprino se rapproche plus d'un Garri Bardine, plutôt dans la lignée de sa formidable trilogie de
La Nounou que dans ses excellentes animations allégoriques en papier, en cordelettes ou en allumettes, avec un univers poétique et bon enfant à l'attention des plus petits. L'histoire vraiment simple et les personnages assez rudimentaires vont ainsi dans le sens d'un univers facilement accessible, comme le sont les contes traditionnels auparavant mis en scène par le réalisateur...

Sorti le 23 janvier chez Opening, retrouvez le test complet de
Grand Prix ci-dessous :
La Rédaction
