
Oui, Uwe Boll est bien le plus grand réalisateur du moment. Après avoir réinventé le film de peur avec ses formidables House of the Dead et BloodRayne, après nous avoir livré la plus belle adaptation de jeu vidéo de l'histoire grâce à son Alone in the Dark que Christophe Gans aurait dû regarder avant de nous pondre Silent Hill, histoire de voir ce qu'est vraiment un film de genre (c'est bien beau de citer des dessins animés Japonais ou les peintures de "Kevin" Bacon, mais c'est pas ça qui fait un bon divertissement) et en attendant In the Name of The King qui renverra Peter Jackson faire des films d'intellos avec Kate Winslet, et qu'on espère aussi bon que Donjons et Dragons 2, voici donc POSTAL, le film au côté duquel les films de "Mark" Waters ressembleront à un épisode de Candy.
/(ndlr : A ce stade de l'écriture, le rédacteur de l'article s'est vu menacé de licenciement)/

Uwe Boll
A la vue des premières images, une évidence s'impose. Comment se fait-il que John McTiernan n'arrive pas à monter un seul de ses projets, alors que ce tâcheron germanique, fils bâtard issus d'un croisement génétique entre Robert Rodriguez et Ed Wood, arrive à tourner un film plus vite que son ombre, à un rythme plus élevé que celui de Woody Allen ? Comment se fait-il que des producteurs continuent de faire confiance à ce type-là ? Les questions restent toujours aussi fascinantes, même si la réponse est malheureusement évidente : chacun des films d'Uwe Boll use de la même recette, à savoir une licence qui rappelle au moins un jeu vidéo, des stars à l'affiche et un budget ridicule assurant une rentabilité de la chose extrêmement prolifique pour le portefeuille des investisseurs.

Uwe Boll et son chien Youkie
Postal, c'est son petit nom, pourrait devenir sous peu le nouveau mètre étalon du mauvais goût. On y tue comme dans un mauvais Guy Ritchie, on y voit Ousama Bin Laden sortir des blagues foireuses que même Les Quiches n'auraient pas voulu mettre dans Foon, on se moque du 11 Septembre ouvertement, on parodie les ZAZ, le tout sans la moindre once de talent tant la bande-annonce ressemble à celle d'un court-métrage amateur réalisé en un week-end par une bande de potes ayant abusé de la cigarette qui fait rigoler. Bref, Boll tape honteusement dans la politiquement incorrect facile et faussement hype qui fait vendre. Mais n'est pas Trey Parker qui veut.
Gageons que ce navet n'aura jamais de visa d'exploitation et qu'il ne viendra jamais polluer nos salles de son immonde présence. Desproges disait qu'on pouvait rire de tout mais pas avec n'importe qui. Il faut croire qu'ici on est pas n'importe qui.
> BANDE-ANNONCE
Pierre Delorme
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