

Pouvez-vous commenter le titre du film « AzulOscuroCasiNegro » ?
Daniel Sanchez Arevalo : C'est pour moi un seul et même mot, une couleur. C'est une métaphore du film, une couleur qui varie suivant la lumière. Elle peut à la fois être optimiste et plus sombre. C'est vraiment la métaphore de ce que vit Jorge, le personnage principal. Il pense en effet qu'il a une vie très obscure et au fur et à mesure, cela évolue. Il réalise que certaines personnes et certaines actions peuvent le rendre heureux. Sur l'affiche française, le mot Azul est vraiment mis en avant, et je trouve que c'est une très bonne idée d'avoir fait ça.
Vous avez réalisé beaucoup de courts-métrages. Avez-vous le sentiment que la route fut longue avant ce premier long ?
Daniel Sanchez Arevalo : En termes d'années, cela représente du temps, oui. Mais cela ne m'a pas paru long. J'avais besoin de ce temps pour me sentir vraiment à l'aise dans la peau d'un réalisateur. C'est un métier qui implique beaucoup de responsabilités. Je voulais être sûr que l'aventure de mon premier film se passerait bien et je devais bien me préparer pour cela. Je savais qu'il fallait être patient et surtout très exigeant avec moi-même et je travail que je fournissais. Une fois que j'ai jugé le script prêt, j'ai attendu que toutes les conditions soient favorables avant de me lancer.

Que représente l'écriture pour vous ?
Daniel Sanchez Arevalo : L'écriture est essentielle pour moi, c'est une phase primordiale à laquelle j'attache la plus grande importance. Un film est une histoire et il faut prendre le temps de bien la raconter ! Mais cela ne veut pas dire que mon script ne peut pas évoluer. Je pense qu'il faut faire confiance aux acteurs et les laisser apporter un peu d'eux-mêmes dans le personnage qu'ils incarnent. Parfois, je change certains passages, certaines caractéristiques. Par exemple l'acteur Raoul Arevalo qui joue Israel/ Sean, ressemble beaucoup à Sean Penn. C'est doncun élément dont j'ai pris compte lorsque nous avons tourné. Pour en revenir au sujet de l'écriture, je ne suis pas non plus obsessionnel et j'aimerais beaucoup réaliser le film de quelqu'un d'autre, un jour. Mais pour mon premier film, j'avais besoin de raconter des choses très personnelles.
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