
PORTRAIT : EDWARD NORTON (LE VOILE DES ILLUSIONS)
Tout sur LE VOILE DES ILLUSIONS - La Critique - Le 2007-11-25 19:11:18
Acteur caméléon
Dans chacun de ses rôles, Edward Norton n'interprète pas son personnage, il le devient. C'est pour cette capacité exceptionnelle à se fondre dans la peau d'un nouvel individu, fusse-ce ce dernier totalement étranger à son propre univers, qu'Edward Norton se vaut d'être souvent qualifié d'acteur caméléon. L'appellation n'est pas usurpée, le comédien ayant su démontrer depuis Peur Primale, le film qui l'a révélé, qu'il possédait un registre d'une rare diversité. Au travers de la vingtaine de films qu'il possède déjà à son actif, Norton a eu le temps d'explorer aussi bien le drame romanesque (Le Voile des Illusions) et le film d'action (The Score), que le drame social (American History X) ou encore la comédie romantique (Au Nom d'Anna). Avec la même aisance, il est capable de s'intégrer à la fois dans l'univers barjo d'un David Fincher, comme il le prouve dans l'anarchique Fight Club, et dans le monde fantaisiste d'un Woody Allen, comme en témoigne la délicieuse comédie musicale Tout le monde dit I Love You.

Outre la diversité des genres auxquels il s'est essayé, une autre particularité frappe immédiatement à la lecture de la filmographie de Edward Norton : le niveau exigeant, tant dans le fond que dans la forme, de la plupart des films dans lesquels il apparaît. Autant dire qu'il est assez rare de voir Edward Norton dans un mauvais film. La qualité exceptionnelle de sa filmographie atteste d'une grande importance accordée à celle du scénario. Edward Norton n'est pas de ces comédiens qui se font "placer" sur des projets, il est de ceux qui sélectionnent de manière réfléchie les rôles dans lesquels ils désirent s'investir. Et il est aussi de ceux qui choisissent judicieusement les personnes avec lesquelles ils souhaitent travailler, quitte à savoir faire preuve d'une certaine persévérance, comme en témoigne la présence de Naomi Watts dans Le Voile des Illusions. Cette présence, on la doit à la volonté sans faille d'Edward Norton de partager l'affiche avec la comédienne dans ce film, une volonté qui n'a pas failli alors que plusieurs années ont séparé la première lecture du scénario par Watts et le début de la production.







































