
DOSSIER DES LECTEURS : LES COMICS AU CINEMA
Tout sur SPIDER-MAN 3 - La Critique - Photos - Le 2007-12-06 01:43:43TRILOGIE X-MEN par Galactus
Les succès, tant artistique que public, de films comme Blade ou Matrix permirent aux studios de découvrir le potentiel financier d'une culture populaire si dévaluée jusqu'alors. Les capacités techniques démontrèrent qu'il était maintenant acquis qu'il était possible de retranscrire sur pellicule le fantasme de tout amoureux d'une certaine forme de divertissement : le comic book.

X-Men était l'adaptation dont rêvait tout fan de super héros. Par la richesse de l'univers et des thèmes exploités jusqu'alors, il paraissait pourtant impossible de retranscrire live cette équipe de super héros si particulière.
Les 30 ans d'histoire qui définissent l'identité de la série, les capacités physiques et le nombre d'intervenants paraissaient être un casse-tête pour quiconque voulait s'atteler à une adaptation. Ainsi, les succès des films cités auparavant permirent la mise en chantier (concrète) du film. Restait à savoir quel réalisateur aurait les épaules assez solides pour se risquer à retranscrire l'univers coloré des mutants.
Si Singer se montra être un choix particulier, de par sa filmographie loin des blockbusters pétaradants d'un Michael Bay, il fut néanmoins aidé par le non moins important Tom DeSanto, producteur, scénariste et fan de la série. Ensemble, ils s'attaquèrent à rendre crédible et compréhensible un univers ayant connu diverses ramifications et révélations scénaristiques.
Si l'approche moderne des costumes ne peut cacher l'influence de Matrix, l'approche scénaristique et filmique est un modèle du genre. Les 20 premières minutes étant un modèle d'exposition, où les personnages sont carrément redéfinis pour coller au medium qu'est le cinéma.
Si Singer se montre être un réalisateur d'action très limité (l'intérêt du film n'étant pas l'affrontement physique des personnages), ce dernier se concentre sur les personnages, leur offre de la crédibilité, et surtout, s'inscrit dans une logique d'iconisation (propre aux cinéastes d'envergure comme McTiernan, Spielberg ou Cameron) et d'identification :Wolverine et Malicia représentant les identifiant mettant en avant les enjeux dramatiques qu'offre la richesse de la bd.

A partir de là, toute liberté peut être prise, afin de se détacher du papier, et de créer un nouvel univers, à l'instar de la ligne Ultimate, créée par marvel dans le but d'acquérir de nouveaux lecteurs rebutés par la continuité, et d'offrir du matériel à Hollywood pour les adaptations à venir.
Bien évidemment, une suite ne pouvait être qu'envisagée après le succès du film. Singer rempile, mais DeSanto n'occupe désormais que le poste de producteur exécutif (une divergence artistique serait à la base de cette "éviction".)
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