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CINE : LES CHATIMENTS

CINE : LES CHATIMENTS

Tout sur LES CHATIMENTS - La Critique - Le 2007-12-28 16:25:46


Réalisateur du très fun Predator 2, Stephen Hopkins revient au long-métrage après un passage par la case télé où il oeuvra efficacement sur 24 saison 1 et sur le téléfilm Moi, Peter Sellers qui lui valu bon nombre de nominations aux Emmys et aux Golden Globe. Malheureusement, Les Châtiments nous rappelle qu'il a aussi réalisé Lost in Space.

LES CHATIMENTS
Un film de Stephen Hopkins
Avec Hilary Swank, David Morrissey, Idris Elba, Stephen Rea
Durée : 1h38
Date de sortie : 18 avril 2007

les chatiments


Depuis la mort de son mari et de sa fille lors d'une mission humanitaire au Soudan, Katherine Winter a perdu la foi. Désormais elle consacre sa vie à l'explication scientifique de soi disant miracles. Mais lorsqu' on la contacte pour venir enquêter à Haven, en Louisiane, sur d'étranges phénomènes ressemblant aux dix plaies d'Egypte, Katherine ne trouve aucune explication rationnelle pour la première fois de sa vie.

Pourtant précédé d'une réputation peu flatteuse, on continuait à espérer une bonne petite surprise, une honnête série B de la part de celui qui nous avait fait Predator 2 il y a 17 ans. On se rassurait avec la présence d'Hilary Swank, en se disant qu'avec deux oscars en poche, on gagne certainement du bon goût. Las, le métrage est un ratage complet. Pourtant avec un film estampillé Dark Castle (13 fantômes, Le vaisseau de l'angoisse, Gothika, et autre Maison de Cire... que du lourd) on aurait dû s'en douter.

les chatiments


Le scénario recycle tous les clichés des films d'horreur américains récents depuis qu'ils ont découvert Ring, mélangé ici avec une dose de punition biblique. Ici la seule différence est que la petite fille qui terrorise tout le monde a des cheveux blonds presque propres qui ne lui tombent pas sur le visage. Le réalisateur utilise sans arrêt le même truc pour faire peur au spectateur. Car le film prétend encore pouvoir faire peur en utilisant systématiquement des entrées dans le champ rapide d'un personnage qui ne fait qu'attraper le bras d'Hilary Swank, le tout accompagné de l'effet sonore habituel. Une fois ça va, mais à chaque scène ça commence à devenir un poil lourd. Stephen Hopkins n'arrive jamais à installer une atmosphère pesante et malsaine. Il ne profite même pas du cadre hallucinant du sud profond des Etats-Unis qui offrent pourtant tout ce qu'il faut en ambiance poisseuse, chaude et glauque. Les rares moments de tensions lors des visions cauchemardesques sont systématiquement désamorcés par un montage ultra-cut digne d'un très mauvais (mais alors très mauvais) clip de métal. L'ennui s'installe tranquillement et on en est à compter le nombre de plaies qui restent encore à subir avant la fin et à se demander ce qu'Hilary Swank vient faire dans cette galère (on a quand même une petite idée...).

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