


Sam Raimi passe à la vitesse supérieure avec ce troisième opus sans trahir pour autant l'esprit de la licence au cinéma. Spider-Man 3 tient haut la toile ses promesses et concentre plus d'action, d'humour, d'émotions, de gigantisme que les deux premiers films sans pour autant perdre en cohérence, en fluidité ou en intérêt. Les évènements se succèdent à une vitesse vertigineuse et les nombreux nouveaux venus se dévoilent de manière fort ingénieuse dans le déroulement de l'action. Les séquences d'action cassent tout, avec une mention toute particulière pour le premier affrontement entre le tisseur et Harry Osborn, mais ne prennent heureusement pas le dessus sur la vie sociale de Peter Parker. Celle-ci, au centre de l'histoire, part en miette de la plus belle des manières avec un pétage de plomb dansé à la The Mask à la clé. Une bonne nouvelle pour les fans du comics : l'homme de sable et Venom sont loin de faire de la figuration.
Si un Spidey 4 voit le jour, il aura intérêt à s'élever très haut pour ne pas pâtir de la comparaison.
Note : 9/10


Parmi toutes les adaptations de comics, Spider-Man fait figure de meilleur élève. Le troisième épisode ne déroge pas à la règle. Des séquences d'actions encore plus délirantes, une psychologie des personnages encore plus poussée... Sam Raimi s'est définitivement approprié la série, lui assurant un succès dépassant les générations tout en ne reniant pas ses origines. Spider-Man 3 s'apparente à un film-somme, abordant tous les thèmes (la défiguration, l'intrusion du corps étranger...) que Raimi avait développé à ces débuts dans le cinéma d'horreur. Il en a d'ailleurs co-signé pour la première fois le scénario. Bien que ponctuées par d'étranges scènes musicales et quelques longueurs censées créer l'émotion, les nouvelles aventures de l'homme araignée valent le coup d'oeil.
[p1] [p2] [p3] [p4] [p5] [p6] [p7] [p8] [p9] [p10] [p11] [p12] [p13] [p14]






























































