

Qu'est ce qui vous a rallié à cette histoire ? L'envie de faire un film entre amis ?
AH : L'envie de faire un film... tout court ! (rires)
JNB : Moi je ne sais pas dire non !
BS : Vous savez, on ne tourne pas beaucoup, alors dès qu'un scénario se présente, on ne se pose pas trop de questions. On ne le lit même pas, on accepte !

Et plus sérieusement ?
BS : Pour ma part, je sais que j'ai été le dernier contacté, car, à la base, ils ne m'imaginaient pas du tout dans ce personnage. C'est plutôt quelqu'un d'introverti, de discret, très en retrait par rapport aux autres, ce qui n'est pas vraiment dans ma nature, même si je sais parfois me la fermer. En fait j'étais celui qui avait fait le plus de « films de bandes » : La vérité si je mens, Livraison à domicile, Restons groupés... J'aime vraiment bien ce genre de films. Parallèlement j'adorais l'ensemble du casting, je connais Olivier Doran depuis très longtemps et j'avais très envie de travailler avec Alain Attal, le producteur, donc je ne pouvais que dire oui. Ça ressemble un peu à l'esprit famille que j'aime. Et en plus, le scénario était béton. C'est vraiment la condition sine qua non pour qu'on accepte un film. J'aimais cette histoire d'amitié à l'envers.
PL : Moi j'ai accepté le rôle parce que je l'ai écrit ! (rires) Je me suis tellement pris la tête dessus pendant trois ans que je ne pouvais pas ne pas aller au bout de cette aventure.
AH : Moi j'aimerais bien vous parler de mon personnage, mais c'est assez complexe. Il est au centre de toute l'histoire, et, dès que j'en parle, je donne trop de clefs aux spectateurs. David est celui qui est au coeur de leur amitié. Il incarne les fondations de la bande. Progressivement, on va découvrir pourquoi les autres s'attachent à lui malgré le fait qu'il les met vraiment dans la mouise.
OD : Il est complètement inconscient, si je puis me permettre d'intervenir dans votre entretien.
AH : Oui, il agit sans réflexion, plus par instinct de survie. Il aimerait bien qu'on le laisse partir tout seul, sans rien demander aux autres, mais les autres, eux, ne peuvent pas.
PL : Nous avons immédiatement pensé à Arnaud en écrivant ce rôle! Quand on ne le connaît pas il a un côté légèrement « je m'en foutiste» qu'on voulait pour ce personnage. Et puis on souhaitait que le spectateur s'attache à lui, malgré ses défauts, son côté quelque peu « boulet ».
AH : Voilà, c'est pour ça que j'ai dit oui !











































