
Chanceux.
C'est ainsi que s'estiment à juste titre les abonnés de Canal + cette année. Chanceux parce qu'en règle général, bien qu'une majorité de programmes arrivent sur nos petits écrans des quatre coins du monde, il se passe souvent plusieurs mois, voire plusieurs années avant que ceux-ci ne débarquent dans nos foyers après leur diffusion originale. Et c'est encore plus rageant quand il s'agit de séries dont le suspense est aussi insoutenable que dans The Shield.

Ainsi, c'est avec délectation et après une attente de près d'un an que l'on apprécie enfin cette cinquième saison mettant en scène le chassé croisé entre le toujours impressionnant Vic Mackey et Kavanaugh, (l'impeccable Forest Whitaker), un agent de l'inspection générale des services, déterminé coûte que coûte à coincer celui qu'il considère instinctivement, mais sans en avoir la preuve, comme le plus corrompu des agents en activité. Entre la mise sur écoute des locaux de la Strike Team, le chantage de Lemansky et son incarcération, la confiance ébranlée entre les différents membres de l'équipe et les coups dans le dos, tous les coups seront bons pour inculper l'équipe et inutile de dire que les nerfs en prennent un coup. Vic ne restera cependant pas impassible et, malgré le profil bas qu'il affichera, ira jusqu'à séduire et passer sur l'ex-femme de son rival, psychologiquement instable, et ce par pure représailles.
Et avec la diffusion dans la foulée de la sixième saison de la série, simultanément à sa diffusion aux US, c'est un véritable cadeau que fait la chaîne cryptée à ses abonnés. Car rien n'aurait été plus frustrant pour l'audience de la chaîne que d'attendre encore un an après la diffusion de ces seulement 11 épisodes (au lieu de 13 habituellement, 15 pour la saison 3), surtout après avoir été retournée par son cliffhanger estomaquant.

Craignant pour sa famille, pour ses frères d'armes et sans doute principalement pour lui-même, Shane a ainsi tué à grands regrets son camarade Lemansky, soupçonné à tort d'avoir conclu un marché avec les services internes. Vic, découvrant interdit la mort de ce dernier, jure alors de retourner ciel et terre pour le venger, ignorant que le coupable n'est autre qu'un des deux êtres en qui il a le plus confiance.
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