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DOSSIER LES TRILOGIES AU CINEMA - PART ONE

DOSSIER LES TRILOGIES AU CINEMA - PART ONE

Tout sur Thématique : trilogie et suites - Le 0000-00-00 00:00:00


Spider-Man 3, Pirates des Caraïbes 3, Shrek 3, Rush Hour 3... c'est pratiquement toutes les "trois" semaines que sortent en ce moment le troisième épisode de nouvelles trilogies. Voici un petit récapitulatif des anciennes trilogies et de leur intérêt....

ROBOCOP 3

Premier film américain du hollandais fou Paul Verhoeven, Robocop porte la marque de ce réalisateur de génie de la première à la dernière seconde. Violence, amoralité et en même temps grands effets garantissant un joli voyage aux spectateurs cherchant la détente, toute l'essence du réalisateur est là. On peut voir ce film comme un prémisse de sa carrière américaine sans jamais trahir ses précédentes oeuvres. La suite, Robocop 2, ne suit pas les traces de son aîné mais reste un grand moment du cinéma américain de la fin des années 80, détournant ce qui deviendra par la suite ses pires scories. Ainsi le méchant junky (Tom Noonan, épatant) fait preuve d'une immoralité crasse, tandis que le "gamin de service" s'avère être une crapule encore plus repoussante. Tant mieux, le second finira flingué face-caméra par la mitraillette du premier, devenu un "Robocop 2" complètement cinglé, symbolisant ici la dernière mort mémorable d'un enfant dans un film américain soi-disant grand public. Réac ? Pas du tout, mais jusqu'au-boutiste pour dépeindre les pires tréfonds de l'âme humaine américaine. Le film est signé Irvin Kirshner, l'un des meilleurs réalisateurs américains de "suites" puisqu'on lui doit L'Empire contre attaque et Jamais plus jamais.


Robocop 3 était évidemment attendu au tournant, malgré l'absence de Peter Weller sous le masque du justicier. Mais la malédiction des trilogies a corrompu ce diptyque jusque là béni en creusant de mémoire l'un des plus grands fossés qualitatifs entre un "2" et un "3". Complètement stupide jusqu'à la moelle, Robocop 3 glorifie un justicier moralisateur qui ne tue personne et sauve les petits enfants. Un véritable tournant à 180° pour une série qui méritait beaucoup mieux, souligné par une mise en scène téléfilmesque qui n'a comme rival que la série dérivée. On fantasme toujours un éventuel Robocop 4 repris par Paul Verhoeven sur le scénario initial de ce qu'aurait dû être le 2 (par Frank Miller, et qui aurait dû être réalisé par Terry Gilliam !). Mais après ces rumeurs, l'ami Paul est reparti en Hollande réaliser des Black Book. Tant mieux finalement.

Utilité de faire une trilogie : 0/10

TERMINATOR 3

Attendu par personne à l'époque, la sortie de Terminator premier du nom marquera une double révélation : celle du réalisateur James Cameron que de sombres cinéphiles connaissaient un peu pour Pirahna 2, et celle d'un nouveau personnage de méchant interprété par un Arnold Schwarzenegger plus connu pour faire régner la justice dans Conan Le Barbare. Une claque. Huit ans plus tard, en 1992, James Cameron remet ça avec Terminator 2, une sorte de décalqué narratif du premier (la structure reste strictement identique, des poursuites jusqu'à son final dans une usine), mais augmenté par des effets spéciaux révolutionnaires, une mise en scène inspirée, et une vision de l'apocalypse renversante. Seul hic : Terminator est devenu gentil et doit protéger un jeune gosse tout juste supportable. Mais le charme opère.


Terminator 3 n'était pendant des années qu'un fantasme de fans qui se réalisera finalement en 2003. Alors que Schwarzenegger brigue un mandat comme gouverneur de Californie, il revient une dernière fois dans le rôle d'un Terminator à nouveau gentil. Cette fois-ci c'est Jonathan Mostow (U-571) qui prend les commandes du navire, James Cameron ayant refusé poliment le scénario. Le coût : 30 millions de dollars dans la poche de gouvernator et 180 millions pour pouvoir tourner à Los Angeles au lieu du Canada, soit un budget largement supérieur au second opus. Le résultat ? Malgré une impression de bonne surprise tout à fait justifiable, Terminator 3 déçoit fortement avec le recul. Ressemblant à un téléfilm par rapport au second, il souffre du manque de charisme de sa méchante Terminatrix et surtout du manque de "Soulèvement des machines" promis par le titre complet. Ce dernier n'est en effet illustré que par deux robots tirant comme des idiots dans un bureau, là où Terminator 1 ou 2 proposaient un peu plus de "soulèvement" que ça. La fin soulève toujours autant le débat : audace bien trouvée ou cerise sur le gâteau d'un film qui se cache un peu trop derrière une fausse modestie affichée ?

Utilité de faire une trilogie : 4/10

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