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CINE : L'ORPHELINAT

CINE : L'ORPHELINAT

Tout sur L'ORPHELINAT - galerie de photos - Le 2008-02-04 11:48:28


    Prévu pour 2008, L'Orphelinat de Juan Antonio Bayona, produit par Guillermo del Toro, est une très bonne surprise.

L'ORPHELINAT
El Orfanato (Espagne - Mexique)
Un film de Juan Antonio Bayona
Avec Belén Rueda, Fernando Cayo, Roger Princep, Mabel Ribera, Géraldine Chaplin
Durée : 1h42
Sortie prévue : courant 2008

Teaser du film
Clip réalisé par Juan Antonio Bayona

Laura revient dans l'orphelinat de bord de mer où elle a passé ses jeunes années. Accompagnée de son mari Carlos et de son fils Simon, elle espère transformer ce lieu abandonné depuis longtemps en un foyer pour enfants handicapés. Très vite, le jeune Simon prétend communiquer avec d'autres enfants qui évoluent autour de la maison déserte. Laura met cela sur le compte de son imagination, mais la précision des propos de Simon devient inquiétante.

orphelinat Juan Antonio Bayona Wild Bunch Distribution

Surnommé "le Robert Zemeckis du video-clip espagnol", et rattaché notamment au groupe Camela, le cinéaste Juan Antonio Bayona s'est également distingué au coeur de la culture occitane et catalane en remportant des prix pour quelques courts métrages délirants de Toulouse à Barcelone. Témoignant d'une maîtrise formelle évidente, son passage au long métrage n'était dès lors qu'une affaire de rencontre. En 2004, il reçoit le script de L'Orphelinat, écrit par Sergio G. Sanchez en 2000, et qui semble avoir amplement circulé dans le petit milieu du fantastique espagnol. Sélectionnée par le laboratoire du scénario du Sundance Institute, la version de Sergio G. Sanchez, révisée par Juan Antonio Bayona lui-même, va être peaufinée pendant une année supplémentaire. Le script final atterrira entre les mains de Guillermo Del Toro, déjà familier du travail de Bayona, et l'inestimable réalisateur mexicain acceptera sur le champ de parrainer les premiers pas de Bayona sur grand écran. « Il n'est pas fréquent de se trouver en présence d'un bon scénario, admet Del Toro. Bien sûr, beaucoup sont émaillés de touches de talent, mais ils ne donnent presque jamais le sentiment qu'il est urgent de les transformer en films. Quand j'ai lu L'Orphelinat, j'ai su instantanément que je me trouvais en face d'une exception. »

orphelinat Juan Antonio Bayona Wild Bunch Distribution

D'emblée, il apparaît donc que le script de L'Orphelinat constitue un de ses plus puissants atouts. Alors que ses intentions d'origine baignent dans un fantastique nostalgique qu'on attribue volontiers à la culture européenne, la mécanique de son histoire est par contre typique d'une écriture très rigoureuse, dite « à l'américaine », où chaque élément nouveau s'inclue dans une chaîne d'évènements parfaitement ordonnés qui nous mène inexorablement vers un climax, à la fois redouté, attendu et surprenant. La mécanique implacable du récit pourra ainsi rappeler par certains côtés le travail scénaristique d'un Zemeckis, mais il faut également prévoir que certains spectateurs, habitués à suivre de près le fantastique espagnol, soient alertés par les résonances qu'entretient L'Orphelinat avec deux de ses compatriotes, à savoir Les Autres d'Alejandro Amenabar et Fragile de Jaume Balaguero (héroïne féminine, Institution hantée, fantômes d'enfants qui ont péri dans d'atroces souffrances etc.). D'une part, l'ancienneté du script de Sanchez le dispense de toute justification, d'autre part il apparaîtrait même comme une version finalisée, de toute évidence bien mieux écrit, par exemple, que ne l'était le film pourtant agréable de Balaguero. S'il y a des réminiscences troublantes dans L'Orphelinat, elles ne sont finalement pas à chercher du côté de films récents. En effet, Bayona et Sanchez ont choisi délibérément de rendre hommage à plusieurs classiques du genre, parfois de manière discrète (La Semence du diable, Les Innocents) parfois avec une insistance qui frise la redite (la scène du monologue intérieure de La Maison du diable, la séquence de spiritisme de Poltergeist)

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