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WANG BING, LE RENOUVEAU DE L'EST (CANNES 2007)

WANG BING, LE RENOUVEAU DE L'EST (CANNES 2007)

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Wang Bing ? Qui est Wang Bing ? La question se pose et peu connaissent à dire vrai la réponse. Il faut en effet convenir que ce dernier n'est pour l'heure connu que des rares cinéphiles qui s'essayèrent à l'appréciation de la durée. C'est ainsi que malgré une jeunesse étonnante, il a su s'imposer sur la carte mondiale des espoirs du cinéma avec une oeuvre dantesque de densité, de profondeur et de richesse. Nous rappellerons ainsi que Wang Bing est le maître d'oeuvre d'A l'Ouest des Rails, fresque de neuf heures sur la fin d'une cité industrielle chinoise phare des années cinquante, l'une de ses cités sorties de nulle part pour assouvir les espoirs démesurés du Maoïsme.


Fort d'une double actualité à Cannes, l'occasion est opportune de faire découvrir à un public plus large, le cinéaste chinois qu'est Wang Bing. Présent en sélection officielle dans le cadre d'une séance spéciale avec Chronique d'une femme chinoise, le cinéaste de l'Empire du Milieu se trouve également engagé avec la Quinzaine des réalisateurs. C'est ainsi que ce dernier se présente pour la trente neuvième édition de la compétition avec un segment de l'Etat du monde, ou Estado O Mundo. Intitulé Brutality Factory, ce dernier vient ainsi compléter des récits signés par d'autres cinéastes au premier rang desquels se trouvent les confirmés Chantal Akerman ou Pedro Cosata mais aussi l'espoir thaïlandais, Apichatpong Weerasethakul. C'est donc à la découverte de l'avenir que nous vous convions car connaître Wang Bing c'est repenser le cinéma à l'aune des enjeux du présent et envisager la Chine comme la nouvelle patrie des cinéastes émergents.

Il était une fois un cinéma qui s'éveillait à l'image du pays qui l'accueillait, un continent à lui seul de culture et de traditions s'ouvrant brutalement au monde. Et des noms dissonants, exotiques d'envahir avec cette renaissance, nos salles et nos colonnes au gré de films tous aussi étonnants qu'importants. Jia Zhang-Ke, Zhang Yimou, Lou Ye, Chen Kaige, Wang Chao, Johnnie To ou encore Patrick Tam... Parmi eux, entre cinquième et sixième générations, un nouveau nom est ressorti et s'est illustré, renversant presque tout ce qui avait été fait avant lui. Son nom, encore aujourd'hui, reste associé à une oeuvre fleuve qui l'a rendu incontournable, à un seul film, son premier. Auteur d'une magistrale première, ce jeune chinois est à l'heure actuelle, doublement présent à Cannes. A la fois en séance spéciale dans la très riche sélection officielle avec Fengming ou Chronique d'une femme chinoise, il fait également partie de la trente neuvième édition de la Quinzaine via Brutality Factory, l'un des segments d'O Estado do Mundo.


Ce talentueux précoce s'appelle Wang Bing et son métrage n'est rien d'autre que l'éblouissant Tie Xi Qu (A l'Ouest des rails), mémorable métrage de neuf heures, autrement intitulé A l'Ouest des rails pour notre pays.

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