
MORT UN DIMANCHE DE PLUIE, SPECIAL A L'INTERIEUR
Tout sur A L'INTERIEUR - La Critique - Le 0000-00-00 00:00:00
"J'adore ce film depuis que je suis tout petit. Il y avait la volonté de retrouver l'atmosphère malsaine des thrillers eighties qu'on ne fait plus maintenant avec des acteurs à contre-emploi et une transgression des tabous."
JULIEN MAURY
"Si en tant que cinéaste vous montrez aujourd'hui ce que Santoni filmait à l'époque, vous vous retrouvez quasiment aux assises. Pendant toute la préparation, c'était le film de référence. On l'a fait circuler à toute l'équipe."
ALEXANDRE BUSTILLO
Non, les amis, la série B française et eighties ne se résume pas à Francis Leroi et René Manzor (réalisateurs respectables dans leur genre). Mort un dimanche de pluie constitue un beau crime français méconnu toujours inédit en DVD, rigoureusement écrit, qui filmait l'abjection (la maltraitance des enfants pendant que vous êtes au boulot, ça vous intéresse ?) et n'avait pas honte de montrer du style (beau travail dans la composition des plans). Son auteur ? Joel Santoni, réalisateur qui a connu ses heures de gloire dans les années 70-80 et qui fait partie de ces cinéastes brisés qui se sont tournés vers la télévision parce qu'ils n'arrivaient plus à faire produire leurs belles histoires. Mort un dimanche de pluie est son dernier long métrage de cinéma, et c'est regrettable tant le talent formel du monsieur, sa capacité à enregistrer les scènes de trouble et son goût pour les histoires audacieuses faisaient plaisir à voir.

Sommairement, c'est l'histoire d'un couple en crise (Nicole Garcia et Jean-Pierre Bacri). Elle est loin de son ancienne vie et de tout; il foire tous ses projets d'architecte. En quête de renouveau, ils décident de changer leur vie et dans ce changement, ils vont aider les Bronsky (Jean-Pierre Bisson et Dominique Lavanant), une étrange famille qui vit dans une roulotte et fomente secrètement une vengeance. L'angoisse est annoncée dès la première scène où le personnage de Bisson erre autour de la maison, comme une menace pesante. L'intérêt du film réside dans la façon dont le quotidien est progressivement contaminé par des forces obscures, les rapports de force tendus entre les personnages. Déjà, qualité pas si fréquente pour un film dit de genre made in France: il repose autant sur l'atmosphère (tendue) que sur l'intrigue (solide).
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