
SAMUEL L. JACKSON, COMPLAINTE DU BLUESMAN
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Au départ, le génial Samuel L. Jackson a commencé en entrant au Morehouse College d'Atlanta pour entreprendre des études d'architecture. A priori, pas de quoi devenir un acteur encore moins un mec super cool. Mais à l'époque, son diplôme d'art dramatique à la main, il ne pense pas encore à porter le kangol. Alors que le shaft fait des étincelles dans les grindhouse chers à Tarantino (on est surpris d'ailleurs de ne pas le voir dans le formidable film de tarantino), il fait ses premiers pas au cinéma au début des années 70 - comme quoi, ça remonte la carrière de L. Jackson - dans l'inconnu Together for days de Michael Schultz. Tellement inconnu que ça reste super anecdotique. Avec un sérieux que rien ne peut troubler, Samuel L. Jackson commence en foulant les planches de théâtre en faisant des représentations à New York. Là-bas, il rencontre de Spike Lee qui le remarque et l'invite progressivement dans ses films comme Do the right thing, Mo' Better Blues. Les cinéphiles commencent à le repérer et flaire le talent du comédien. Mais c'est 1991 qu'il est remarqué par la profession en incarnant un junkie dans le sauvage Jungle Fever.

un an plus tard, Tarantino présente Reservoir Dogs au festival de Cannes. Deux révélations du cinéma américain naissent au même moment, par des moyens différents, d'accord, mais quand même. C'est avec Pulp Fiction de Quentin Tarantino (1994), et son inoubliable description d'un hamburger que l'acteur explose (monologues géniaux et look unique). Les fans affluent et commencent à lui trouver des qualités en ayant envie d'en savoir plus sur cet effarant énergumène qui, plus tard, va décrocher son meilleur rôle dans Au revoir, à jamais,de Renny Harlin, réalisateur tellement mésestimé que ça en devient rageant. Dans Jackie Brown, Tarantino le refait tourner et l'acteur rencontre la star des Grindhouse : Pam Grier dans ce qui reste comme le meilleur film du recycleur d'images (le seul où on sent qu'il y a un vrai cinéaste derrière la caméra mais pas un poseur). La came de L. Jackson ? Les films burnés comme Kiss of death (1994) de Barbet Schroeder ou encore Négociateur (1998) de F. Gary Gray. A noter, un passage avec Bruce Willis dans Une journée en enfer (1995) de Dieu John McTiernan. Comme par un heureux hasard, il sera Shaft, en 2000, en reprenant le rôle de la célèbre série de blackploitation.

Son dernier rôle marquant au cinéma pourrait bien être le formidable Incassable (2000) de M. Night Shyamalan, dans lequel il incarne le bad guy du comics dans lequel Bruce Willis est le héros invincible. Shyamalan, alors au meilleur de sa carrière (surtout quand on voit La jeune fille de l'eau, hum), confronte les personnages de McTiernan dans un univers troublant, lent, difficile à pénétrer mais où la résolution finale éclaire tout.

Entre temps, George Lucas lui propose le rôle de Mace Windu dans les trois premiers épisodes de la saga Star wars (ceux qui ont été réalisés après, bien sûr). On le voit également Triple X 2, film très sous-estimé dans lequel on s'éclate suffisamment pour ne pas s'ennuyer. Mais c'est avec Black Snake Moan qu'il devrait déchirer. Dans le film, il promet de livrer une performance extraordinaire au côté de Christina Ricci qui n'a visiblement froid nulle part. Le verdict est pour bientôt.
FO






















































