
C'est parfois dans l'anonymat total que sortent les meilleurs DVD à ne pas rater. Le 13 Juin, Ce sera le cas de
Massacre à la Tronçonneuse 2 en "édition sanglante", vrai bijou d'horreur déjantée signé par Tobe Hooper plus de dix ans après sa petite claque. Allons même plus loin : Hooper n'a jamais réellement pu se targuer d'avoir une bonne filmographie, le premier
Massacre devant énormément de chose à son aspect fauché, et signe donc avec cette suite sous-titrée
Saw is Familiy son meilleur film volontaire. Ne nous attardons pas trop sur l'analyse complète du film ou même du DVD (2 commentaires et deux heures de bonus sur un seul disque, le pied), le test arrivera prochainement, si ce n'est pour trop conseiller à ceux qui seraient passés à côté que le réalisateur nous a sincèrement livré une incroyable fanfaronnade qui n'est pas totalement étrangère au nouveau style Rob Zombie. Et plus particulièrement
La Maison des 1000 morts.
Donc oui,
Massacre à la tronçonneuse 2 baigne régulièrement dans une auto-parodie à la limite du malsain dont on retiendra surtout son énorme galerie de freaks faisant passer le film pour le zoo de Vincennes. Mais il se penchera surtout sur un aspect encore inexploré dans l'évolution d'un Boogeyman au sein d'un film d'horreur : sa sexualité ! La famille Sawyer en tient sérieusement une couche, c'est évident, et Leatherface incarne assurément la plus belle pièce de frustration parmi la galerie de monstres dont regorge le septième art. Perpétuellement entouré des hommes de la famille qui le poussent à tuer avec les vêtements de sa propre mère (dont le cadavre traîne quelque part dans la maison), le personnage perd radicalement tous ses moyens lorsqu'il croise un couple ou même une jeune fille seule. Ce qui est le cas dans cet opus où, au lieu de découper la demoiselle en rondelle, le monstre succombe à la saison des amours. Et Tobe Hopper d'accentuer à la moindre occasion cette pornographie grossièrement masquée :
Phase 1 : Marquer son Territoire
Avant que ne débute la roucoulade, Vantia tente de s'armer avec un objet phallique pour se défendre. La forme de ce tisonnier reste des plus éloquentes, et ne plaît décidément pas à Leatherface qui impose son propre engin. Une grosse tronçonneuse, on s'en rendra compte plus loin, qui servira plus à prolonger sa propre virilité qu'à tuer des gens. Il en profite également pour éclater le ventilateur plafonnier. Un objet illustrant habituellement le romantisme au cinéma… Certes rustre dans ses manières, le Boogeyman marque néanmoins son territoire une bonne fois pour toute.
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