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INTERVIEW ALEXANDRE BUSTILLO & JULIEN MAURY

INTERVIEW ALEXANDRE BUSTILLO & JULIEN MAURY

Tout sur A L'INTERIEUR - La Critique - Le 2007-06-04 03:55:37


Avec leur amour du cinéma de genre (gore et bis), Alexandre Bustillo et Julien Maury ont signé A l'intérieur, une exception qui fait joliment tache. A l'intérieur d'eux-mêmes? Des références, une vraie passion pour Béatrice Dalle et beaucoup de détermination sous la coolitude.

De sa genèse au résultat final, A l'intérieur a pris combien de temps?
JM. C'est allé extrêmement vite. On a commencé à travailler dessus au mois d'octobre, il y a deux ans. On a rencontré La fabrique de Films au même moment. Au mois de mars, on signait avec eux. Au printemps, on était déjà en pré-production en faisant le story-board. On a commencé à tourner début octobre, à monter en décembre-janvier. Ensuite, on a fait l'étalonnage et le mixage; et enfin, la sortie du film en juin. C'est totalement exceptionnel. On a eu la chance d'être au bon moment, au bon endroit et de rencontrer les bonnes personnes.

A l


En voyant le film, la première chose qui vient à l'esprit, c'est la liberté dans l'outrance. Les producteurs n'ont pas été exigeants?
AB: Ils ne nous ont rien imposé. Il y a eu des discussions autour du scénario, des personnages, des rebondissements dramatiques. Mais au niveau de l'ultraviolence du script, on n'a jamais été censuré. Ils ne nous ont pas mis de bâton dans les roues.
JM: Ils nous ont même encouragés par moment à y aller à fond. On ne cherchait pas la provocation ni même le truc qui allait être le plus outrancier pour provoquer des réactions. C'était dès le départ en accord avec l'histoire que l'on voulait raconter. Il n'y avait pas la démarche calculée d'attaquer les femmes enceintes.

Parmi toutes les influences du film, on pense essentiellement à Mort un dimanche de pluie, de Joël Santoni, dont A l'intérieur pourrait être le descendant ultra-gore.
JM: C'est peut-être l'une des références les plus identifiables dès la première vision du film. Dans le sens où on l'a montré à notre chef-décorateur. La maison est épurée, il y a peu de mobilier dans un grand volume. Le lieu est très angoissant, glacial. Rien que de voir là où elle vit, on est déjà mal à l'aise. Ca ressemble presque à un tombeau. Par ailleurs, on retrouve dans Mort un dimanche de pluie une faculté à traîter de sujets tabous de manière très frontale. La violence sur les enfants, par exemple.
AB: Le plan sur la gamine attachée aux toilettes dans Mort un dimanche de pluie me surprend toujours autant. Je me suis toujours demandé comment ils avaient réussi à faire passer ce plan. On l'a montré à toute l'équipe. On l'avait en VHS et on l'a transferé sur dvd par la suite. C'est le film qui a le plus tourné pendant la prépa.

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Comment doit-on comprendre cette scène étrange avec Dominique Frot?
AB: C'est drôle parce qu'on a reçu son CV alors qu'on n'avait même pas choisi Béatrice Dalle. Entre temps, on deale avec une autre actrice pour le rôle de l'infirmière. A l'origine, le personnage était assez différent. Ça ne s'est pas fait et finalement, on s'est tourné vers elle. Elle-même ne savait pas comment son CV était arrivé entre nos mains. Son personnage est digne de l'univers de Twin Peaks. Pour nous, c'est la première rupture du film. On se retrouve devant une infirmière qui n'en est pas une. J'aime beaucoup cette scène mais les premiers spectateurs nous l'ont souvent reprochée.
JM: Il y a tellement de gens qui la trouvent "autre" et à part qu'ils ont l'impression qu'elle arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Nous, on l'a conçu comme un premier virage vers la bizarrerie. Pour inclure quelque chose de décalé.
AB: On s'est même battus avec notre monteur qui voulait carrément enlever cette scène. A l'origine, elle est deux fois plus longue. A l'arrivée, on l'a coupée. Le scénario était très ramassé, on avait un planning de tournage très serré. Tout ce qui était écrit dans le scénario, on l'a monté. On avait un long plan en steady-cam qui accompagnait le personnage dans la maison pour faire visiter les lieux. En revanche, on a fait des coupes en amont, avant de tourner. Justement parce qu'on avait très peu de temps de tournage. On a degraissé. Du coup, ça a gagné en efficacité. Ça a toujours été notre but de faire un film court. On rajoutait une bobine de plus et le spectateur risquait de s'ennuyer.

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A film extrême, réaction extrême. Alexandre Bustillo et Julien Maury ont cherché...
 
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Happymatth j'en peux plus de l'attendre celui-là!    04 juin
HellJohn Intéressant, ma foi    04 juin
 


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