
EXCES DE LECTURE : PERSEPOLIS, MARJANE SATRAPI
Tout sur PERSEPOLIS - La Critique - Le 0000-00-00 00:00:00
De fait, si beaucoup furent surpris et plus encore enthousiasmés par les quatre volumes de Persépolis, Brodeuses ou encore Poulet aux prunes firent leur effet et finirent de consacrer comme l'un des plus intéressants auteurs de son temps, la jeune trentenaire d'origine iranienne. C'est effectivement par le neuvième art que s'exprime au mieux cette formidable artiste et ce n'est point exagérer que de dire qu'en peu de volumes, elle est dores et déjà parvenue à s'imposer comme une figure de référence au yeux de la critique mais aussi du public.
Ainsi, si l'on ne compte plus ses prix à Angoulême ou dans les autres festivals internationaux spécialisés, Marjane Satrapi impressionne et séduit autant par la simplicité de son crayonné que par la sincérité et l'opiniâtreté de son propos. L'heure est donc idéale au vu de l'actualité cinématographique qui la concerne, de revenir sur cette destinée iranienne et sur les quatre volumes parus il y a quelques années, ceux qui ont amené son actuel succès : Persépolis.

Persépolis, de la case à l'écran
Persépolis dans sa version cinématographique, après avoir été retenu en sélection officielle, vient d'être justement récompensé par le jury du soixantième Festival de Cannes d'un Grand prix fort mérité. Et ce n'est pas un moindre mérite lorsque l'on sait le plateau plus que relevé qui composait l'aréopage cannois cette année. Mais avant d'être le superbe film qui prochainement ne manquera pas d'émouvoir et de faire rire, Persépolis est un ensemble de quatre volumes dessinés, publiés entre 2000 et 2003 aux éditions de l'Association.









































