
RECHERCHE DVD DESESPEREMENT : LAST ACTION HERO
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Beaucoup d'autres films ont bénéficié d'un traitement de faveur plus ou moins similaire, qu'ils soient édités chez Fox (Predator, Conan le Barbare), ou même chez Studio Canal qui s'est courageusement attaqué à des titres commercialement peu porteurs ces dernières années (Kalidor, Double Détente, Le Contrat, et surtout le génialissime Total Recall). Batman et Robin s'est aussi payé un collector de luxe et en se retournant vers l'import, on pourra même se procurer une belle édition de Running Man. Si le DVD de L'effaceur est un peu pisse-froid, on n'en voudra pas à Warner tant le film ne laisse que trop peu de souvenirs mémorables, mais un vrai sentiment de frustration persiste après les 9 ans d'existence de DVD sur le marché. Alors que certains titres enchaînent presque inutilement les rééditions à foison, quelques autres sont encore un peu trop laissés au rabais. L'excellente nouvelle, on vous en parlait il y a quelques jours, c'est l'arrivée en grande pompe de Commando (Yeeeeeaaaaaaaaah !) dans une édition enfin digne. Mais que reste-t-il du plus en plus orphelin Last Action Hero ? Bien évidemment, il existe, mais n'est à ce jour qu'un objet brillant par son minimalisme. Sans vouloir supplier les éditeurs de se remettre en selle et chambouler leur planning collant au plus près de l'actualité, on leur rappelle tout de même que Last Action Hero n'est pas le fond de tiroir qu'ils imaginent...

Last Action Hero : Le grand guignol démystifié !
Rire des excentricités du cinéma US en lui appuyant grossièrement sur la tomate molle qui lui sert de nez de clown, Last Action Hero le fait avec encore plus de décontraction et une évidence joyeusement outrancière. John McTiernan qui a réinventé lui-même à plusieurs reprises le cinéma d'action non sans ironie via les dantesques Predator (déjà avec Arnold qui bande les muscle pour serrer la main de son pote, le cigare au coin du bec) ou Piège de Cristal (un anti-héros socialement au ras des pâquerettes dont la brutalité l'emportera sur l'intelligence de ses adversaires) décide ici de mettre la couche ultime, comme pour clore une carrière hors du commun. Ce que la réalité finira malheureusement par suivre puisque excepté Une Journée en enfer, croulant déjà sous les contraintes pour sa scène finale, le réalisateur n'aura plus eu la chance de surprendre aussi agréablement. Ne parlons bien évidemment pas des quelques décrépitudes alimentaires tournées par-dessus la jambe. Le réalisateur s'amuse donc à se tirer ouvertement une balle à blanc dans le pied pour réveiller les esprits sur le sens vrai de son propre travail à l'heure ou son Die Hard n'en finit plus d'être plagié de tous bords. Mais le public ne suit pas. Parce qu'on ne se moque pas du drapeau étoilé bien évidemment, que les icônes doivent conserver l'échine bien droite et parce que juste en face et à la même période, Stallone gravit des cimes à mains nues et en t-shirt par moins douze degrés. C'est déjà beaucoup plus gratifiant.





































