
LE COFFRET DIE HARD : AUTOPSIE DU DVD BONUS
Tout sur DIE HARD 4 - RETOUR EN ENFER - La Critique - Photos - Le 0000-00-00 00:00:00Le mauvais gars, au mauvais endroit, au mauvais moment :
Flashback sur Piège de Cristal : (39 min57)
Le temps nous a habitué à revivre les grands classiques sur de longs décorticages en guise de bonus DVD, et 40 minutes seulement sur Piège de Cristal nous paraît encore bien mince. Forcément, l'absence au programme de Bonnie Bedelia, Alan Rickman ou même Bruce Willis lui-même (occupé à détruire Washington lors du tournage de ce documentaire) en font un programme encore incomplet. Mais il compense néanmoins l'un des énormes vides laissés parmi les bonus du premier Die Hard, et nous propose enfin un vrai making rétrospectif digne de ce nom. Etrangement, si les comédiens titres du film ne répondent pas présents, on sera ravi d'y redécouvrir aussi quelques seconds couteaux inoubliables comme Reginald VelJohnson (Powell), William Atherton (Thornburg), ou Hart Bochner (Ellis, méconnaissable sans sa barbe) ou les principaux techniciens de l'affaire comme Steven E. De Souza (scénariste, mais aussi réalisateur de Street Fighter), le toujours aussi désopilant Jan De Bont qui faisait du bon travail à l'époque et bien évidemment John McTiernan.

Le montage du documentaire lui-même dévoilant le point culminant du film (l'explosion du sommet de la tour et la chute de l'hélicoptère) impose directement le style du propos puisqu'il enchaînera immédiatement le vrai tournage de ladite séquence où l'on découvre le véhicule en question, gros comme une boite d'allumettes, tomber au pied d'un technicien. Un détail, mais la transition reste suffisamment amusante en guise d'illustration pour le souligner. Comme précisé ci-dessus, de nombreux éléments seront laissés en reste puisque les stars du film ne sont pas là pour témoigner, mais le coeur et l'effort fourni pour mettre sur pied cet incroyable aventure nous est ici ouvert. Et lorsque l'on parle d'aventure, il est bien évidemment question du film lui-même, mais également de son tournage. Le scénario sera le point central de la première partie du documentaire où McTiernan expliquera étrangement que Piège de Cristal est sa version musclée de Songe d'une nuit d'été de Shakespeare : Une nuit folle où gentils et méchants ne savent plus dans quel rang se placer, où le monde est radicalement à l'envers avant que ce même monde devienne meilleur le lendemain. Une écriture plus alambiquée que prévue puisque le film sera passé par de nombreux stades, d'abord sur une certaine gravité du vrai terrorisme (d'abord envisagé) pour basculer vers le cambriolage violent. Laissant ainsi plus d'ouverture au divertissement que Die Hard est au final, et que le réalisateur a toujours souhaité offrir.
En passant brièvement sur le choix des acteurs, on s'intéressera au tournage et surtout à l'utilisation du gratte-ciel en lui-même qui s'impose comme un personnage essentiel. Et acteur à part entière dans le cas précis. On nous y explique le long cheminement pour trouver le décors idéal, et les nombreuses complexité pour y utiliser les effets spéciaux de plateau (quelques explosions ont réellement été effectuées dans une tour) comme de l'éclairage (une mauvaise lampe et tout les techniciens sont reflétés dans les vitres). De Bont nous y expliquera d'ailleurs que l'assaut des hélicoptères au ras du sol n'aura nécessité que deux heures. Les anecdotes fusent, ce qui fait ici bien rire tout le monde, comme le fait que des cabinets d'avocat installés quelques étages plus bas voyaient leurs clients fuir à cause des coups de feu, ou que les agents du FBI qui protégeaient Ronald Regan - alors en visite - ont eux-mêmes pris en joue les quelques figurants armés qui déambulaient autour de l'immeuble. Tristement incomplet, on le répète, mais un vrai petit cadeau pour les fans.
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