
CINE : DIE HARD 4 - RETOUR EN ENFER
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DIE HARD 4 : RETOUR EN ENFER
Un film de Len Wiseman
Avec Bruce Willis, Justin Long, Timothy Olyphant, Maggie Q, Mary Elizabeth Winstead, Cyril Rafaeli, Kevin Smith
Durée : 2h20
Date de sortie : 4 juillet 2007
John McClane ne demandait que ce qu'il a toujours demandé : qu'on lui foute la paix et qu'il puisse terminer sa journée de travail peinard après avoir effrayé le neuneu qui pelotait sa fille. D'autant plus qu'on l'a ici sollicité pour une mission de routine pas particulièrement passionnante, à savoir escorter un jeune mordu d'informatique depuis chez lui jusqu'à Washington suite à la demande express du FBI. Un jeune garçon qui demeure pourtant gênant aux yeux d'une organisation terroriste massive puisqu'il fait l'objet d'une razzia générale où tous les geeks scotchés à leurs claviers et susceptibles d'aider le gouvernement se font dégommer un à un. S'improvisant bodyguard de choc, McClane reprend du poil de la bête et va tenter tout son possible pour sauver son jeune client. Mais il va surtout tout faire pour mettre hors d'état de nuire ces voyous nouvelle génération qui préparent une attaque contre laquelle les Etats-Unis ne pouvaient se préparer : la technologie retenue en otage, où aucune source d'énergie ni aucun moyen de communication n'est capable de fonctionner...

Le héros déchu le plus blasé par sa poisse est donc de retour et affronte son ennemi le plus antipodique. Jeune, pointilleux, au fait des technologies les plus abouties et issu d'un statut gouvernemental hiérarchiquement haut placé, là où, justement, McClane n'est bon qu'à patrouiller dans les coins pépères et n'a pas la moindre idée de la façon dont on recharge un Bibop. Un impératif choc des cultures sur lequel reposaient les trois films précédents et qui fait du pitch de Die Hard 4 le meilleur qu'on aurait pu espérer. Celui qui s'impose une fois de plus comme une jubilatoire apologie de la barbarie où un héros primitif amateur de bourre-pifs aura toujours le dessus sur ces objets qui sont essentiellement réputés pour bugger à tout bout de champ. Il ne reste à McClane, en bon homme de cro-magnon, d'être encore le dernier être humain le plus à l'aise dans un univers chaotique où plus rien ne fonctionne et qui en profite même pour traîner une femme par les cheveux. Les vieux, mais alors très vieux réflexes de singes ressurgissent alors pendant que la foule s'arrête net parce que la bourse, les feux de signalisation et leurs réseaux téléphoniques chéris répondent absents. C'est assurément la grande idée du film qui impose une atmosphère apocalyptique qui lui est propre là où Die Hard 1 et 3 possédaient également chacun un contexte particulier.
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