
ANTHOLOGIE DES SCENES D'HORREUR MARQUANTES
Tout sur HOSTEL - CHAPITRE 2 - La Critique - Photos - Le 2007-06-25 14:13:33Hostel 1
Hostel premier du nom ne carbure qu'au premier degré et organise quelques séquences potentiellement impressionnantes dont une qui exploite à bon escient et sans parcimonie les vertus de la tronçonneuse (l'affiche du film qui parodiait celle de Maniac n'était pas trompeuse). La plupart des scènes sulfureuses sont judicieusement placées à la fin pour distiller la gradation horrifique et donnent à voir une sorte de compilation non-stop des pires trouvailles de tortures. Notamment cette scène où une asiatique se fait énuclée au chalumeau. Il atteint mine de rien une sorte de paroxysme dans un genre qui tend à être de plus en plus policé.
Hostel 2
Toujours signée par Eli Roth, cette suite d'un premier volet qui en comparaison passe pour un émule de Walt Disney, contient plusieurs scènes qui risquent d'impressionner ceux qui croient avoir déjà tout vu en matière d'horreur à l'écran comme cette séquence aux relents gothiques où une fille suspendue nue subit les assauts d'une femme perverse qui veut prendre un bain avec son sang. La scène dure suffisamment longtemps pour mettre mal à l'aise. Ce n'est pas la seule du lot. Bon appétit.

Massacre à la tronçonneuse
Dans l'inoubliable Massacre à la tronçonneuse, la fameuse scène du crochet a traumatisé tout ceux qui l'ont vue et synthétise à elle seule la détermination du cinéaste de fonctionner sur le suggéré. Ce que l'on ne voit est pire que ce qui est explicite. La trouvaille est pour l'époque révolutionnaire : «Ce que j'ai fait, c'est qu'on a choisi une tenue qui ne lui recouvre pas le dos pour que ça paraisse impossible de tricher avec des effets spéciaux. On montrait beaucoup son dos nu et le crochet. Quand elle s'en approche, on coupe sur un plan du crochet. Ça rend l'accrochage plus réaliste. Quand elle est accrochée, on voit sur le mur derrière elle des traînées de sang séché. Puis un panoramique le long de son corps montre qu'elle est bien accrochée et sous ses pieds, il y a une bassine qui est là pour récolter le sang. Mais vous n'en voyez pas. Votre imagination dépasse ce que je peux vous montrer. Il y avait un problème de soleil aussi. Dans le générique de début, ces taches rouges sont des facules solaires. Les facules solaires ont une influence sur certaines choses sur Terre. Elles parasitent nos télés ou nos radios. Le soleil est au coeur du drame. Astrologiquement, c'est un mauvais jour (NDR. Au début du film, les jeunes se lisent leur horoscope). Je voulais montrer ce qu'allait donner ce jour sous le signe de la tronçonneuse. Comme je suis un obsédé du détail, ça tombe bien.» Le succès est colossal aux States mais en dépit d'une présentation à La Quinzaine Cannoise et ses échos excellents, le film ne sort qu'en 1982 dans l'Hexagone, soit huit ans après sa sortie US pour cause de censure abusive et abusée.

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CINE : HOSTEL 2







































