
FILM DU MOIS DE JUILLET AU CINEMA
Tout sur TRANSFORMERS - La Critique - Photos - Le 0000-00-00 00:00:00SI VOUS NE DEVIEZ CHOISIR QU'UN FILM...

ROMAIN LE VERN: Old Joy, de Kelly Reichardt
Parce que dans le silence et la volupté, une amitié s'effondre devant la caméra bouleversée d'une réalisatrice prometteuse nourrie de Todd Haynes, Hal Hartley et Monte Hellman. Le trésor de l'été.

KEVIN PRIN : Hostel 2, d'Eli Roth
Qu'on se le dise : Hostel 2, c'est Hostel en deux fois mieux. Avec le premier opus, Eli Roth signait un film morbide suivant la pente déclinante et vertigineuse allant de la comédie pour ado au pur film d'horreur. Doté d'idées et de plans traumatisants, le premier Hostel possédait tout de même quelques petites faiblesses, certains amateurismes serait-on tenté de dire, dans des maquillages (l'asiatique défigurée), dans sa narration (une seconde partie un peu trop vite expédiée) et finalement dans sa force. Un film intéressant mais auquel il manquait quelque chose. Dès les premières images de Hostel 2, le ton est donné : Eli Roth s'est posé et en moins d'un an a sû apporter la réflexion nécessaire sur le même thème pour se débarasser de tous les défauts du premier film et proposer une véritable plongée dans l'horreur. Mieux développé, moins gratuit, moins "m'as-tu-vu" et réellement traumatisant du début à sa fin. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre, le choc de l'incroyable maturité de cette suite n'en n'a été que plus violent. Une très bonne nouvelle pour le cinéma d'horreur.

LAURENT TITY: 2 days in Paris, de Julie Delpy
On savait Julie Delpy capable d'insuffler toute sa sensibilité et ses angoisses dans l'écriture d'un scénario, Before Sunset en fut dernièrement un exemple éclatant. Mais cette talentueuse actrice, qui se classe à part dans le paysage cinématographique français, démontre avec 2 days in Paris des aptitudes de mise en scène que, finalement, on soupçonnait déjà.

ARNAUD MANGIN : Transformers, de Michael Bay
C'est après de longs mois d'attente noyés dans le doute ainsi que dans les affiches, teasers, photos et enfin bandes-annonces que Transformers s'est très vite construit comme le défi le plus frémissant de cette année. Un spectacle purement démentiel de 2h23 où des robots géants se mettent sur la tronche en dégringolant sur plusieurs niveau d'autoroutes... Quel gosse n'a jamais rêvé de voir ça à l'écran ? Les batailles se dérouleront sur terre, créeront des cratères démentiels et détruiront des tronçons entiers de pâtés de maisons au coeur des grandes villes américaines. Et pour une fois on ne jettera pas la pierre à cette localisation patriotiquement communautaire : seul Hollywood peut encore nous offrir ce genre de chose.Mais c'est bien entendu tout ce qui fait le charme d'un film Michael Bay, cette façon propre d'épousseter une tête d'épingle avec un bulldozer, et qui s'impose effectivement comme le technicien idéal pour mener une telle barque. On ne loupera bien évidemment pas non plus Die Hard 4, parce que si John McClane se retrouve propulsé dans une aventure moins affriolante que ses précédentes, il n'en reste pas moins au coeur d'un film d'action à la volonté destructrice jouissive. Et pour ceux qui veulent rire de ce genre bourrin, on ne saura trop les aiguiller vers Hot Fuzz, analyse à l'anglaise de ces tics hollywoodiens où les gigantesques fusillades éclatent pour tout et n'importe quoi. Tout comme Hostel 2, fascinant pamphlet commercial étudiant d'une manière sanglante la fameuse règle d'or de l'offre et de la demande. Une bien belle saison pour le cinéma de divertissement, il faut l'admettre... Foi d'Homer Simpson et de toute sa famille

ELODIE LEROY : Harry Potter et l'Ordre du Phoenix, de David Yates
Après Spiderman 3 en mai, Harry Potter et l'Ordre du Phoenix est LE blockbuster que j'attends cette année. Et pourtant, les craintes sont comme toujours de mise pour les fans du roman. Après un premier opus réjouissant, le second laissait un vague sentiment de déception mêlé de crainte, celle de voir la saga filmique finir par faire figure de simple produit dérivé du roman. Mais le troisième épisode, réalisé par Alfonso Cuaron, redonnait un coup de fouet aux aventures cinématographiques du jeune sorcier, le metteur en scène ayant su relever le niveau artistique de la saga tout en lui apportant un regard plus personnel que ne le faisait son prédécesseur. Le quatrième opus signé Mike Newell confirmait ce nouvel élan et, en dépit de quelques "pertes" par rapport au livre, respectait non seulement l'esprit bon enfant du roman mais aussi, à la surprise générale, la tournure plus sombre voire plus violente des épreuves traversées par Harry, devenu adolescent. On espère le cinquième opus, réalisé cette fois par David Yates, aussi bon que celui de Mike Newell. Et l'on attend avec impatience de découvrir à l'écran quelques personnages pittoresques tels que la répugnante Dolores Ombrage, avec ses punitions vicieuses, ou encore l'excentrique Luna Lovegood.
CAROLINE LEROY: Half Nelson de Ryan Fleck
Un petit film a priori anodin qui se distingue aux derniers Oscars par une nomination dans la catégorie meilleur acteur pour son interprète principal, voilà qui ne peut qu'attiser la curiosité. Surtout lorsque l'on sait ce que ce dernier n'est autre que Ryan Gosling, jeune comédien surdoué dont le talent s'exprimera dans un rôle (ré)écrit sur mesure, et qui devrait faire des étincelles dans un face à face original avec la très jeune Shareeka Epps - dont la prestation n'est pas non plus passée inaperçue outre-Atlantique. Le sujet est suffisamment emballant pour donner envie de soutenir l'entreprise, avec la certitude d'en retirer quelques satisfactions.

ALEXANDRE JUMEL: 2 days in Paris, de Julie Delpy
Le film sort le 11 juillet, c'est une comédie romantique qui met en scène Adam Goldberg et Julie Delpy. Notre intention se porte surtout sur la réalisatrice / actrice Julie Delpy qui se détend avec cette comédie avant de nous servir un film de premier choix : The Countess, l'histoire vraie de la célèbre Comtesse Hongroise Erzsébet Bàthory. Plus connue sous le nom de la comtesse sanglante, Erzsébet torturait ses servantes et prenait des bains avec le sang de jeunes vierges pour rester éternellement belle et jeune. Pour le moment nous patientons avec 2 days in Paris, et puis soyons francs nous aimons voir la jolie Julie sur grand écran.

STANISLAS BERNARD: Transformers, de Michael Bay
Même si Hot Fuzz est un bijou et mérite d'être le film du mois, les vingt minutes du film de Bay présentées il y a deux mois m'ont réellement mis la pression pour ce qui s'annonce comme le gros spectacle de cette deuxième moitié d'année à même de nous réconforter de l'énorme déception qe m'a causé Die Hard 4.

DAVID BRAMI: Exilé, de Johnnie To.
Attention, nouvelle bombe HK ! Bien que le réalisateur soit responsable de nombreuses petites perles du cinéma, on n'avait pas vu Johnnie To aussi en forme depuis le culte The mission, dont Exilé pourrait parfaitement être une variante. Dilemmes entre choix moraux et ordres hiérarchiques, respect et fraternité de tueurs à gages aux origines diverses, instants de détente mémorables et fusillades dantesques, Exilé fait presque figure de best of du cinéaste. Indispensable, évidement....

NICOLAS HOUGUET: Raisons d'état, de Robert de Niro
Parce qu'il est un bon réalisateur, parce qu'il a choisi un sujet rarement traité avec autant de sérieux et d'ambition (une histoire romancée mais fouillée de cette organisation secrète et intrigante) et aussi parce que j'aime ses acteurs (lui-même et Angelina Jolie, actrice fascinante et engagée) et la liberté qu'il a souhaité leur laisser.
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