
DOSSIER : LA SAGA DIE HARD
Tout sur DIE HARD 4 - RETOUR EN ENFER - La Critique - Photos - Le 0000-00-00 00:00:00
Un chef d'oeuvre taillé dans le cristal
John McTiernan, fait partie (ou faisait... on ne sait plus trop) de ces réalisateurs concept qui savent s'effacer derrière leurs oeuvres sans jamais négliger l'extraordinaire outil qu'est le cinéma. Son truc, c'est de justement s'attaquer à une certaine simplicité de sujet pour réinventer la narration fouillée. Après un petit film fantastique démo avec Pierce Brosnan, totalement tombé dans l'anonymat depuis, il trouve un style essentiel pour les années à venir avec Predator. Sorte de revendication pamphlétaire pour réhabiliter la barbarie au-delà des séries Z dans lesquelles le genre s'est trop fourvoyé. Un monstre extra-terrestre, et des hommes (puis un homme) qui s'affrontent dans la jungle. Toute animosité dehors et violence en exergue sont ainsi magnifiées au rang de classique parce que le bonhomme impose immédiatement un savoir faire intarissable. Photographie, montage, ingéniosité des cadrages et l'aspect viscéral des crimes et combats imposés à l'écran en font un film d'action, un vrai, dans lequel le spectateur parvient à parfaitement s'impliquer. La recette miracle n'existe concrètement que dans sa tête à ce moment là, et les rares tentatives de plagiat ne font que retourner aux zederies en tous genres que le réalisateur s'est justement amusé à dénoncer.

Une oeuvre bien maligne qui ne sera pourtant qu'un feu de paille comparé à l'extraordinaire embrasement que sera la franchise Die Hard. Lorsqu'il met sur pied Piège de Cristal, il s'inspire d'un simple roman de gare racontant l'histoire d'otages mis en quarantaine par des mercenaires en plein milieu d'une grande ville américaine. Mais MCTiernan vise plus haut et s'aide du scénariste Steven E. Souza (qui réalisera par la suite le médiocre Street Fighter avec Van Damme) pour réactualiser le héros hollywoodien comme le public américain aime justement le contempler. Et c'est avec un cynisme progressif qu'il barbouille les clichés, jusqu'à son final où dans un duel mortel les improbables adversaires s'esclaffent sur une certaine absurdité des morales de western. Car non, John McClane, héros du film, n'est pas Gary Cooper comme il l'explique lui-même, ni même John Wayne, ou Clint Eastwood. Juste un nabab de plus, avantagé par un statut de flic et de toute la pugnacité qui va avec. Interprété par un héros de Sitcom qui plus est - Imaginez aujourd'hui Jerry Seinfeld dans un film d'action - passé en quelques années du statut de comique à celui de sauveur du monde. Comme un fait exprès, John McTiernan s'est justement toujours appliqué à conserver un ironique recul sur le cinéma à grand spectacle et tout ce que le genre peu avoir de stupide.
















































