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DEBAT DE LA SEMAINE : LE CINEMA D'HORREUR

DEBAT DE LA SEMAINE : LE CINEMA D'HORREUR

Plutôt que de nous quereller vainement au sein de la rédaction et de s'invectiver en se lançant nos claviers à la figure, nous avons décidé de mettre chaque lundi par écrit un de nos débats cinéphiliques. Des joutes verbales qui donnent souvent lieu à des discussions passionnées et percutantes, dont nous vous ferons désormais profiter, avec la possibilité pour vous chers lecteurs adorés, de participer au débat et ainsi de le prolonger dans les forums toute la semaine si vous le désirez. La virulence des propos (dans la mesure du correct évidemment) n'est pas simplement admise, elle est fortement recommandée, alors lâchez-vous !

Le sujet du débat de la semaine est le suivant :
La qualité et la teneur des films d'horreur aujourd'hui



ALEXANDRE JUMEL : Les films d'horreur aujourd'hui, sont à mes yeux ce qu'il y a de plus ridicule dans le cinéma contemporain. Il suffit de regarder les dernières productions ! Ce ne sont plus des films d'horreur mais des films d'autopsies. Les producteurs doivent se dire "On va montrer aux spectateurs la veine qui se trouve dans le cou en décapitant la tête", ou encore "allez on va dégoûter le spectateur avec des scènes de tortures horribles, héhé on va se faire pas mal de blé avec ça" ! Hostel s'inscrit dans ce registre ! Aller le plus loin possible sans chercher à faire peur mais à dégoûter. L'âme de l'horreur se trouve dans les années 80, lorsque des gars comme Chucky, ou Freddy étaient de véritables salauds qui foutaient la trouille ! C'était kitsch mais ça fonctionnait car c'était du cinéma. Aujourd'hui le cinéma d'horreur s'inspire de la réalité de la guerre en Irak !!!!


GWENAEL TISON : Le cinéma d'horreur est avant tout un cinéma contestataire, qui malheureusement est souvent desservi par un consumérisme mercantile issu des costars-cravates hollywoodiens. Ceux-ci ne cherchent que l'effet choc sans comprendre la teneur réelle du cinéma d'horreur. Car avant tout le principe même de ce cinéma est de revisiter les structures codées établies du cinéma dit classique pour mieux les interroger et les mettre en défauts avec des films comme Kaïro (Japon), Saw 1 (Etats-Unis), Wolf Creek (Australie), ou encore Taxidermie (Hongrie). Quatre films où l'effroi est traité de manière radicalement différente comme un reflet culturel des préoccupations propres aux différents pays qui les ont vue naître. Le plus souvent réalisés avec les moyens du bord, mais dont l'efficacité laisse transparaître une véritable intention de marquer les esprits. Tout comme aux Etats-Unis, et cette nouvelle génération de cinéastes qui proposent une mise en scène sauvage et outrancière qui cherche à réactualiser toute une esthétique propre aux années 70. Un esprit subversif qui tente de proposer une véritable réflexion sur le rapport qu'entretient ce cinéma avec le public. Guerre d'Irak oblige, le cinéma d'horreur est le reflet cathartique des problèmes qui préoccupent nos sociétés modernes. Ce que le cinéma d'exploitation ne comprend toujours pas en servant le plus souvent une soupe indigeste qui ne prend aucun risque afin de plaire au plus large public et de rentrer dans ses frais. Mais aussi, ce n'est parce qu'un film est ultra gore, qu'il est bon. Saw 3 en est un parfait exemple, ainsi que tous les remakes et autres suites réalisées uniquement dans un esprit cupide. Car l'ensemble du public et des critiques s'arrêtent uniquement sur ces mauvais films car ils débarquent à grands renforts de campagne de presse. Ce qui laisse peu de place aux véritables films d'horreur intègres et débarrassés de tout cynisme. Le véritable cinéma d'horreur propose une alternative différente, en cherchant à comprendre les attentes du public, questionnant la morale et ses acquis. Ce qui place le spectateur au coeur des enjeux du récit. C'est en cela que réside le véritable enjeu du cinéma d'horreur. Mais rares sont les cinéastes à relever le défi. Méticuleux et dévoués corps et âmes à leur sujet, certains pourtant arrivent à être intègres ne cédant pas aux sirènes d'Hollywood.

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quakeerc est-ce vraiment la qualité qui a régréssé , ou nous qui sommes blazé ?    10 juil
tekhos souvenirs    10 juil
uekoner La qualite des films d'horreur aujourd'hui    09 juil
Duzzati Je ne pense pas que...    09 juil
Elodie A Breccio : Clive Barker    09 juil
critikman absurde    09 juil
STARMA6507 Le film d'horreur se porte comme un charme    09 juil
tib20011 Helljohn    09 juil
wako Excellent débat à la rédaction, chapeau!    09 juil
gorgone HellJohn    09 juil
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