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LE NANAR DU MOIS : VERCINGETORIX

LE NANAR DU MOIS : VERCINGETORIX

! Avertissement : tout ce qui est relaté, cité ou expliqué dans les lignes qui vont suivre est véridique. Chaque extrait de dialogue a été scrupuleusement repris du film. Rien n'a été modifié. !

Afin de respecter la volonté des auteurs du film - à savoir en faire marrer plus d'un - mon papier sera entrecoupé de morceaux choisis, de phrases choc (mais quel genre de phrases choc ?) qui vous donneront une petite idée de la grandeur des dialogues et de l'intelligence des propos...


Gauloises, Gaulois, voici Vercingétorix de Jacques Dorfmann... Vous pensiez avoir tout vu ? Qu'après CL -le comédien préfère garder l'anonymat- dans Mortal Kombat, on ne pouvait tomber plus bas ? Mouahahah... Que nenni ! Le cinéma nous a pondu cette perle produite par des français, des belges et des canadiens, jouée par des bulgares, montée par un manchot malvoyant et écrite par mon petit neveu de sept ans. Rendons leur hommage ! C'est le nanar du mois : Vercingétorix !

Mise en bouche : « Serpent pourri ! C'est pas la loi que tu sers, mais les fausses couleurs de ta pestilentielle ambition » TADA ! C'était cadeau.

Commençons par une petite note : si vous devez garder un seul DVD dans votre collection, c'est bien Vercingétorix. Car au delà du simple chef d'oeuvre que cette galette contient, il y a également le commentaire audio le plus incroyable de l'histoire des bonus DVD. On apprend notamment que le fils, la fille et la nièce du réalisateur étaient présents sur le plateau (c'est vrai ??!) et qu'ils apparaissent là, derrière un buisson, à côté d'une vache... On apprend aussi que les décors sont « construits en vrai », que les rugbymen ont une vraie tête de gaulois (!!), que « la caméra aime Inès Sastre » et qu'il a fallu du papier et du bois pour faire les feux.

« On va leur couper les couilles et les bouffer, si toutefois on les revoit un jour ces misérables lâches » Charmant.


Le film démarre donc sur un générique improbable qui, selon le metteur en scène, tente d'universaliser le récit qui va suivre. C'est l'espace : planètes, soleil et autres étoiles... Le titre, trèèèès joliment généré sur ordinateur, nous explose à la tronche... C'est mémorablement kitsch mais ça annonce immédiatement la couleur. On continue sur une introduction développant l'enfance de Vercingétorix (interprété avec brio par un jeune bulgare) : touche-pipi avec Épona, blagounettes avec l'archi druide et autres instants d'innocence traités avec autant de volonté de réalisme que d'intelligence. C'est niais comme c'est plus permis et c'est surtout absolument hideux visuellement. Entre la production AB et le porno amateur, Dorfmann met les petits plats dans les grands ! La scène de la mort du pôpa de Vercingétorix, climax dramatique et décisif dans la vie de notre gentil barbare gaulois, met un terme à cette belle manière de débuter un film. CL, qui fronce les sourcils et qu'est pas content, vient juste après... C'est fort !
Décidé à se former au combat, il part à la rencontre d'une autre actrice bulgare parfaitement doublée et maitrisant comme ma grande tante les techniques de combat à l'épée. Ralentis de belle facture, bruitage à la bouche et chorégaphies dignes des frères Watakachovski (des paysans du bourg où se tournait le film) ; le tout est simplement superbe. On attend alors avec impatience « les batailles spectaculaires durant lesquelles le génie militaire éclate » (dixit la jaquette du DVD)... On a bien raison d'attendre ! On va pas être déçus...

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