
TRANSFORMERS
Un film de Michael Bay
Avec Shia Labeouf, Megan Fox, Jon Voight, John Turturro, Josh Duhamel, Tyrese Gibson
Durée : 2h24
Date de sortie : 25 Juillet 2007

Sam est un ado, et américain de famille très honnête de surcroît. Donc rien ne le différencie de la masse le confrontant comme tant d'autres à ces maux qui pourrissent la vie : les études, les magazines porno, ses boutons pas mûrs, les filles et bien évidemment les voitures. Les liens de cause à effet étant ce qu'ils sont, il compte bien justement se servir de sa nouvelle voiture pour épater Mikaëla, la méga bombe locale. Sa nouvelle tire justement, débarquée d'on ne sait où chez un concessionnaire plutôt chanceux, va lui montrer que la vie c'est parfois des problèmes plus laborieux en plongeant ni plus ni moins au coeur d'une guerre improbable. Les Transformers sont les représentants d'une race extra-terrestre mécanique qui se rentrent dedans depuis des millénaire en se servant de planètes de passage pour s'affronter sauvagement. Pas de bol pour Sam, Mikaela et même nous puisque qu'ils ont décidé de faire un crochet du côté de la Terre...
C'est après de longs mois noyés dans le doute que les affiches, teasers, photos et enfin bandes-annonces ont imposé un ton résolument ténébreux reposant plus sur une invasion extra-terrestre destructrice qu'une joyeuseté colorée. Le résultat restera finalement à mi-chemin, s'imposant surtout comme une énorme pièce de fun, où même les acteurs oscarisables déconnent à plein tube. Bay et ses designers préfèrent même offrir un look filandreux et mécanique à ses monstres/machines plutôt que les Bisounours cubiques qu'étaient les héros du dessin animé. Les batailles se déroulent désormais sur terre, créent des cratères démentiels et détruisent des tronçons entiers de pâtés de maisons au coeur des grandes villes américaines. Soyons clairs, et on reviendra dessus un peu plus loin, Transformers c'est du gros, gros film d'action méga destructeur. Et pour une fois on ne jettera effectivement pas la pierre à cette localisation patriotiquement communautaire : seul Hollywood peut encore nous offrir ce genre de chose. Et comme prévu, on va même cirer les pompes de celui qu'on a longtemps aimé détester, seul Bay avait encore les épaules pour délivrer un spectacle pareil.

Les reproches ont longuement plu sur le bonhomme, de notre part en premier. Mais dans ses innombrables défauts, Michael avait déjà ouvert le bal il y a bien longtemps avec ses batailles de Pearl Harbor, carnage pyrotechnique, mais chaos maîtrisé de bout en bout, et surtout Bad Boys 2. Un autre film foncièrement bâtard, voire très mauvais cinématographiquement parlant, mais qui reste une épatante prouesse technique. A la limite du révolutionnaire, puisque au-delà du spectaculaire, le réalisateur a essentiellement cherché à proposer des cadrages impossibles, quasi mortels pour un cameraman normal. Qu'on aime ou qu'on n'aime pas le film, le bonhomme impose ainsi un véritable savoir-faire dans le carnage automobile qu'il pousse désormais à son paroxysme, presque déconnant lorsque par exemple, un bolide comme Bumblebee sous sa forme de robot se retrouve lui-même obligé de chevaucher une autre voiture fonçant à vive allure. On se croirait presque dans l'une des dernières scènes de Roger Rabbit lorsque le Taxi Benny se met lui-même à conduire une autre automobile.
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