
Anima semble pour notre plus grand plaisir être des plus motivée, en voulant faire découvrir au public français des séries moins connues du grand public et pourtant d'excellente qualité. Nous avons rencontré Franck Claisse et Alexandre Regreny, respectivement gérant et directeur commercial d'Anima.

ANIMA A JAPAN EXPO 2007
DVDrama : Pouvez-vous nous dire comment est né Anima ? Franck, en êtes-vous le seul fondateur ?
FC : Oui, et mon associé Alexandre Regreny est arrivé après. Au début, on avait créé GB One, ce qui nous avait permis de travailler avec tous les éditeurs français. Mais notre rêve était de monter notre propre label. Nous n'étions que prestataires de services, et en tant que tels nous ne concevions jamais les produits de A à Z. Nous souhaitions d'autre part pouvoir proposer les titres qui nous plaisaient, et qui ne rentraient pas forcément dans les catalogues de nos clients.
Quel a été votre parcours dans le domaine de la Japanim' avant la création d'Anima ?
FC : Dans la Japanim', j'ai commencé en tant que Free Lance, puis j'ai créé une association qui m'a permis de rentrer chez tous les éditeurs. On ne faisait quasiment que du bénévolat. On est passé pro il y a trois ans avec GB One, et on a aussi lancé Anima.
AR : J'étais acheteur central chez Leclerc pour le département culture, et je suis arrivé ensuite chez Manga Distribution où j'ai développé la diffusion de manga en grande surface. Je suis parti en production chez Rouge Citron avec un nouveau label, Kero, qui a maintenant disparu. Ensuite, j'ai rencontré Franck pour créer une structure à notre image.

Pouvez-vous, en quelques mots, nous expliquer quelle est la chaîne de production d'un DVD d'animation, entre le moment où les droits sont acquis et celui où le produit est mis en vente ?
FC : La première partie, c'est évidemment l'acquisition des droits. Ensuite, nous recevons les masters japonais, qui sont en NTSC, et nous commençons par du travail de labo, le transcodage, qui consiste à transformer le NTSC en PAL pour le marché français. Nous réalisons aussi les traductions sous forme de sous-titrage ainsi que le doublage de la version française. Chaque version donne lieu à une adaptation différente car le sous titrage est soumis à certaines règles : 36 caractères par ligne, 18 caractères à la seconde, par exemple. Avec la VF, on est plus proche de la version originale, même s'il y a également un travail d'adaptation parce qu'on joue sur les lèvres et qu'on est par conséquent obligés de modifier un peu. C'est ce qui fait que les gens ne retrouvent pas les traductions exactes. Ensuite, nous passons aux créations d'interface et de jaquettes, que nous faisons valider au Japon. Enfin, on envoie cela au duplicateur et à l'imprimeur avant de faire partir le tout dans le système de distribution.

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