
LE JOUR D'APRES : HOSTEL CHAPITRE 2
Tout sur HOSTEL - CHAPITRE 2 - La Critique - Photos - Le 2007-07-14 21:38:10Tout d'abord une critique issue des blogs, celle de Howie :
Le premier film de Eli Roth, Cabin Fever, était un petit film sympathique mais bourré de défauts. Peu après, le réalisateur nous livre un nouveau film, bien plus personnel et maîtrisé : Hostel. Selon moi probablement le meilleur film d'horreur qu'il m'ait été donné de voir depuis le Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. Les propos du réalisateur me sembent incroyablement sensés et c'est avec une attente non dissimulée que j'attends Hostel Part II depuis l'annonce du projet l'an dernier. Malheureusement, et après un premier excellent teaser, la déception s'annonce avec tour à tour des extraits quelconques et des bandes-annonces sans saveur. Les premières critiques, toutes positives sans qu'aucune raison valable ne soit évoquée pour parler de cette réussite (c'est plus italien alors que le premier était américain, on voit des pénis sur grand écran... bravo les critiques), tendaient encore plus à me faire penser que Hostel Part II serait une grosse déception.

Je rassure tout le monde, durant la séance j'ai eu envie de rire aux éclats de bonheur tellement c'était grandiose. Dès le début ça part très très bien puisque l'on entre dans l'esprit Hostel qui me semblait perdu dans les bandes-annonces, avec un large sourire tout simplement puisque de clins d'oeil en clins d'oeil et de surprises en surprises, tout se déroule pour le mieux à un rythme soutenu. Cela, en partie grâce à une première partie intelligemment mise en route. Contrairement à d'ordinaire, le groupe d'amies autour duquel le film tournera n'est pas formé dès le début. Il y a d'abord les deux héroïnes puis une troisième personne entre en scène, puis une quatrième, ce qui fait que le spectateur découvre et s'attache aux personnages quasiment en même temps que les personnages eux-mêmes. Un concept bien plus efficace que d'introduire le film avec un groupe d'amis déjà formé et duquel on doit tirer chaque personnage séparément pour savoir ce qu'il vaut, quelle est la force du lien qui l'unit aux autres etc.

La photographie du film est tout bonnement sublime, ce qui, alliée à la réalisation vraiment totalement maîtrisée par Eli Roth (essayez de regarder Cabin Fever après Hostel Part II, l'évolution est incroyable) qui se permet même d'exploiter toute la beauté de ses décors avec autant de talent que l'avait fait Tobe Hooper dans son chef-d'oeuvre, rend le dernier film de Roth visuellement parfait et impressionnant. L'autre choc réside dans le choix des actrices. Le poulain de Tarantino fait comme son mentor, à savoir choisir pour son dernier film un groupe de femmes en tant qu'héroïnes. Le truc c'est que les pisseuses de Death Proof laissent la place à des personnages bien plus sympathiques interprétés par de très bonnes actrices. L'alchimie entre tous les personnages est vraiment bien restituée ce qui permet de rendre le jeu des acteurs très subtile. Mention spéciale à Lauren German, magnifique avec son petit air de Milla Jovovich et ses mimiques qui la rendent d'emblée très attachante. Au niveau du casting c'est donc surprenant mais tous ces acteurs quasiment tous inconnus fonctionnent parfaitement entre eux, assurant l'attachement du spectateur et la sympathie générale qui se dégage du métrage.
Le compositeur fétiche de Roth, Nathan Barr, est encore une fois à la barre et signe une musique convaincante mais malheureusement trop discrète. On est loin du travail musical unique et marquant sur Massacre à la Tronçonneuse et de la musique envoûtante de John Ottman sur La Maison de Cire. Dommage.
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