
DEAD OR ALIVE
Un film de Corey Yuen
Avec Jaime Pressly, Holly Valance, Sarah Carter
Durée : 1h26
Date de sortie : 18 juillet 2007
Le Tournoi de Dead or Alive va commencer. Les meilleurs combattants dans leur catégorie sont appelés pour s'affronter. Mais cet évènement possède un tout autre enjeu pour ses machiavéliques organisateurs...

Comme l'indique le résumé du film, ce n'est pas au niveau du scénario qu'il faudra trouver un intérêt à Dead or Alive. Tout est ici prétexte à un enchaînement de combats et l'on se rapproche très fortement des adaptations de Mortal Kombat et de Street fighter. Le film possède sa propre logique et dès qu'il peut y avoir un affrontement, il y a un affrontement. Mais c'est justement en cela que l'oeuvre demeure fidèle aux quatre jeux vidéo éponymes.
En acceptant le lourd cahier des charges de la licence, Corey Yuen a réussi à insuffler sa signature au film. Il faut dire que le brillant réalisateur/chorégraphe n'en est pas à son premier essai dans le domaine. Après la série délirante des Yes Madam mettant déjà en avant des actrices dans des rôles ‘'Die Hardesques'' (Michelle Yeoh et Cynthia Rothrock) ou encore le surprenant So Close (avec Shu Qi), il était presque prédestiné à réaliser ce film. C'est là que réside d'ailleurs la principale qualité de l'objet : les combats possèdent la même folie et la même démesure que ceux du jeu vidéo. Chorégraphiés avec soin et imagination, les nombreux affrontements ne tombent jamais dans la redite et proposent quelques petits moments de plaisir cinématographiques bis de qualité. Là où un Street Fighter péchait sur son enjeu principal, DOA redouble d'ardeur pour nous en mettre plein les mirettes. Certaines séquences sont à ce titre vraiment belles au moyen d'une photographie haute en couleurs et d'un montage soigné.

La fidélité de l'adaptation est à ce titre assez bluffante en proposant les mêmes systèmes de combats et la même variété dans les décors (l'histoire se déroule sur une île). Les acteurs ou plutôt les actrices sont assez ressemblants à ceux du jeu vidéo et s'ils ne possèdent pas tous de véritables qualités martiales, la caméra de Corey Yuen les rend presque crédibles en combattants vindicatifs.
Une fois que l'on a accepté le concept des décors en carton pâte/image de synthèse et que l'on est rentré dans le jeu, on ne peut que se résoudre à apprécier le film au travers d'un plaisir presque coupable. Petit plus pour les connaisseurs, une partie de beach Volley viendra apporter une petite respiration au film entre deux combats acharnés.
Santi Guron
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