

Alors en fin d'année dernière, en découvrant Rocky Balboa, dont j'avais lu que les avis étaient partagés à Excessif (certains ont beaucoup aimé, d'autres se sont ennuyés ferme d'après mon souvenir), dont j'avais vu la critique dithyrambique de l'excellent Yannick Dahan à la télévision, c'est ce moment là que j'espérais retrouver. Et ce fut le cas. Le générique commence, les lettres jaunes, la musique, et je sens le vieux frisson m'envahir. A côté de moi dans le multiplexe du coin, quatre ou cinq mecs essaient de garder une contenance à côté de leurs copines apparemment assez peu touchées par l'intense émotion qui envahit les hommes alignés dans le noir. Abandonnant tout espoir de sauver la face, de demeurer virils et forts, je vois des lèvres trembler, des yeux briller, des sourires émus. Moi-même, je ne suis pas très fier, et je le confesse: j'écrase une larme.

Au moment où ce bel épilogue sort en DVD, j'ai saisi l'occasion pour me rappeler de ce qu'est Rocky, revenir sur cette saga qui nous a tant marqués, avec ses hauts et ses bas et qui reste un grand moment de cinéma, avec un vrai héros plein de coeur et d'intensité, qu'il sera toujours émouvant de retrouver à tous les âges, comme un vieux compagnon de route, qui tirait là sa très belle révérence.
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