toutes les news CINE : HAIRSPRAYSommaireTEST DS : ELITE BEAT AGENTS
COURT A LA UNE : GUILLAUME PIERRET (INDEMNE)

COURT A LA UNE : GUILLAUME PIERRET (INDEMNE)

Tout sur INDEMNE - Le 0000-00-00 00:00:00


S'il y a bien un genre que les réalisateurs de court-métrages amateurs redoutent par dessus tout, il s'agit évidemment des films de baston. Pourquoi ?Pour des raisons pratiques (il faut un coordinateur des cascades, des cascadeurs eux-mêmes, des chorégraphies), esthétiques (comment filmer sans véritable moyen un combat violent dans toute sa splendeur ?), et pour le simple fait qu'il peut très vite tomber dans le ridicule si les bruitages sont ratés ou si les combats sont peu crédibles. Malgré toutes ces difficultés, le réalisateur Guillaume Pierret s'est fixé un objectif en tête: faire des films d'action puissants, violents et sanglants, avec les moyens du bord. Le résultat ? Deux films absolument extraordinaire, qui obtiennent tout le soutien de la rubrique Court à la Une !


Première plongée en enfer, et pas des moindres: Le Dernier Psaume. Réalisé au cours de l'année 2005, Guillaume Pierret ne choisit pas la simplicité puisqu'il choisit d'enchaîner les séquences d'action violentes sans temps mort, séparant son film en deux parties (appelés "versets") pour suivre un script parfois très obscur. Trop en tout cas, puisqu'il devient alors le seul défaut majeur du film: son manque de linéarité, ou du moins d'explications laissent le spectateur dans une position désagréable, puisqu'il ne sait pas vraiment ce qui se passe sous ses yeux, assistant ainsi à des voyages temporels, des ellipses narratives énormes, des êtres aux problèmes cardiaques bizarres et des combats comme isolés de l'intrigue. Niveau scénario donc, Pierret ne maîtrise pas encore bien son sujet. Mais d'un point de vue uniquement filmique, Le Dernier Psaume est une claque: visuellement somptueux (certains plans frôlent le génie), le film a été volontairement étalloné dans un noir & blanc poisseux, granuleux, crade, agressif, qui rend les combats "de rues" encore plus impressionants. Aidé par montage très rapide, des morceaux de bravoure en pagaille, et des bruitages plus efficaces qu'il n'y paraît (deux ou trois fautes de goût dues au baclage sonore de dernière minute), le réalisateur prouve qu'il a un talent monstre, égalant sans problème la force des combats douloureux d'un Danny the Dog. Une réussite indéniable dans le domaine du cinéma d'action "amateur".

Un an plus tard sort Indemne, un autre petit électrochoc qui s'attaque cette fois aux gunfights violents, se déroulant uniquement dans une immense maison de campagne. Un simple affrontement entre deux personnages armés de fusils de chasse ? Certes, le sujet principal sert au réalisateur pour dynamiter son récit avec des séquences de fusillades jouissives, des impacts de balles ultra-réalistes (il faut voir le making-of pour se rendre compte de la puissance d'un pétard utilisé pour le film) et des situations presque "stéréotypées". Mais on peut aussi noter un petit plus scénaristique avec ce mélange judicieux entre passé/présent, qui rend la conclusion à la fois nostalgique et sombre, sans pour autant devenir prétentieuse et moralisatrice. Le concept reste le même: faire de l'action non-stop, balayée de coups de crosses sadiques, en prouvant que l'on égaler les scènes d'action des produits américains. Plus que cela, Indemne se révèle être encore plus violent et travaillé que tous les films de Steven Seagal, Wesley Snipes, et autres Chuck Norris réunis. Et grâce à des maquillages très efficaces, un montage parfait et des acteurs très impliqués pour se détruire les gencives, le spectateur assiste à 10 minutes de pure extase, et s'en prend plein les mirettes.

> Lire la suite de l'article

  

[p1] [p2] [p3] [p4] [p5]

 


Imprimer cet articleEnvoyer cert article à un ami

Notez ce film

note des internautes :
7.1/10
(15 votes)

Les autres films

 
agenda cinema
 
blogs