
LA VIE D'ARTISTE
Un film de Marc Fitoussi Avec Emilie Dequenne, Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain
Durée : 1h47
Da te de sortie : 05 septembre 2007

Premier long-métrage de Marc Fitoussi, La Vie d'artiste prend pour support les trajectoires parallèles et déceptives de trois êtres que l'art réunit, cela pour mieux traiter de la célébrité, de la reconnaissance et des sentiments divers qu'elles génèrent dans leurs relations à la création. D'emblée, l'idée peut paraître intéressante, abordée sous l'angle de la comédie et avec la volonté de confronter à la même problématique, trois cas exemplaires en proie à l'exercice souvent infécond d'un art majeur. De surcroît, le cinéaste remarqué au préalable pour ses courts-métrages, notamment Bonbon au poivre en 2006, a su s'entourer pour mener à bien son projet. En effet, rassemble-t-il Emilie Dequenne, Denis Podalydès, Sandrine Kiberlain ou bien encore Aure Atika ou Jean-Pierre Kalfon au casting de ce projet ludique. On retrouvera également le jeune Grégoire Leprince-Ringuet vu auparavant dans Les Chansons d'Amour de Christophe Honoré, dans le rôle d'un élève piégeur et la très juste Valérie Benguigui en professeur de Mathématiques, compagne de Denis Podalydès. Au premier abord donc, l'ensemble paraît solide et prometteur.
Variation sur le ton de la comédie « drôle et mélancolique » traitant du destin de ces « trois personnages engagés dans une discipline artistique et taraudés par leur désir de reconnaissance », La vie d'artiste expose donc sous trois axes, ce même désir lié à l'art : ce désir de valorisation et d'appréciation positive du travail effectué pour exister et continuer. Ces derniers personnages, figures imposées de l'espoir et de l'échec, en proie aux pires des petitesses et bassesses, se manifestent ainsi alternativement jusqu'à la prise de conscience que cela ne durera pas... Mais cela fonctionne-t-il vraiment à l'écran ?

Hélas, bien trop peu. Affres d'un premier long mal maîtrisé malgré toutes les précautions prises, La vie d'artiste opte pour une narration peu inventive, trop prévisible et linéaire, faisant penser davantage à un produit de grande consommation qu'à une oeuvre de cinéma ambitieuse. Ainsi, doit-on souffrir un déroulement convenu, aux limites par instants de la caricature avant d'être surpris.







































