
MASTERS OF HORROR SAISON 2 : 13 CONTES MACABRES
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Le Chat noir - Stuart Gordon : 7/10
Pour sur, il a la pêche le père Gordon. Depuis Le Cauchemar de la sorcière, son précédent opus de Masters Of Horror, justement, le créateur de Re-Animator n'en finit plus de tourner et tourner. Après son excellent Edmond, et en attendant House of Re-Animator, et Stuck il nous gratifie cette fois-ci d'une réadaptation relativement déjantée de The Black Cat, célèbre nouvelle d'Edgar Alan Poe. Ici, c'est justement l'écrivain qui est coeur de sa propre histoire, où l'on y découvre à travers quelques vérités détournées que l'histoire en elle-même est une simili biographie lui ayant servi de modèle pour la fameuse nouvelle morbide. Farfelu, mais ingénieux de la part d'un cinéaste qui se permet, d'une part, de se réapproprier le mythe sans basculer dans un copié collé de tout ce qui a été fait jusque là - elles sont nombreuses les adaptations ciné/télé - mais également d'offrir une vraie fable horrifique particulièrement déconnante. Du vrai divertissement reposant sur un Jeffrey Combs aussi chaud bouillant que dans ses Re-Animator, les deux personnages sont extrêmement proche, et qui se lâche énergiquement grimé sous sa moustache et son impossible permanente qui lui donnent parfois l'impression d'être dans un sketch de Benny Hill. Les habitués du cinéaste dans sa période fofolle ne sont en tout cas pas pris au dépourvu, le rire laissant peu à peu place à une atmosphère particulièrement glaçante. Rares sont les hurlement qui dressent les poils du dos...


Une Famille recomposée - John Landis : 7/10
Comme le confirme la chronique ci-dessus consacrée à Hooper, Masters Of Horror, c'est un peu le contrôle médical des papys de l'angoisse. Si l'un va de plus en plus mal, l'autre - John Landis, donc - se porte comme un charme. En effet, avec son excellent Deer Woman proposé l'an dernier, il a parfaitement su retranscrire dans la liberté de ton télévisuelle toute la démarche burlesque dont sa filmographie a perpétuellement été jalonnée. Le cinéma fantastique est une énorme ânerie, et il est bon de savoir s'en amuser. Chose qu'il perpétue ici avec un peu plus de malice narrative (pas de monstre fantaisiste) et sans étaler de vraies grivoiseries à l'écran puisque l'on est en plein 15ème degré joliment masqué. Le réalisateur se sert en tout cas à merveille du format télévisé pour dépeindre un univers pavillonnaire très Desperate rose bonbon pour y raconter son histoire de voisin Serial Killer (le jovial George Wendt) qui s'amuse à massacrer vieillards, femmes et enfants pour les désosser, relooker leurs restes tout nettoyés et se reconstituer une famille façon Norman Bates. Et parce que c'est génialement absurde, on se tâte presque trop régulièrement entre le tétanisant et l'hilarant lorsque les deux ne se croisent pas. Certains talents ne périssent jamais...
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