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CINE : 7H58 CE SAMEDI LA

CINE : 7H58 CE SAMEDI LA

Tout sur 7h58 CE SAMEDI LA - galerie de photos - Le 2008-02-29 00:44:24


    La rentrée 2007 s'annonce haute en couleurs pour Sidney Lumet, l'un des plus réalisateurs encore en vie. Ayant mis en scène entres autres : Brando, Fonda, Pacino, Hepburn, Stone, Burton, Rampling Signoret, Steiger... il nous revient avec trois actualités éminentes. Non contant de recevoir les honneurs d'une rétrospective de l'intégrale de la quarantaine de films qu'il a réalisés, tous projetés à la cinémathèque Française, (qui plus est en sa présence avec en prime un cours de mise en scène gratuite en entrée libre), le cinéaste bénéficie en plus de la sortie sur grand écran de l'inédit The Offence (une véritable découverte d'un polar âpre et claustrophobique avec un Sean Connery bluffant dans l'un de ses meilleurs rôles), et cerise sur le gâteau le dernier née du maitre qui débarque intitulé (Before the Devil Knows You're Dead) traduit en France par 7H58 ce samedi là.

7H58 CE SAMEDI LA
Un film de Sidney Lumet
Avec Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Marisa Tomei, Albert Finney
Durée : 1H55
Date de sortie : 26 septembre 2007

7h58 ce samedi là

Sidney Lumet, avec l'âge, amenuise quelque peu sa grandeur d'antan, mais il reste néanmoins un des grands maîtres à avoir marqué au fer rouge deux décennies entières avec les années 60 et 70. Sa filmographie non exhaustive à elle seule est l'un des plus beaux témoignages d'un artisan émérite du 7ème art. Il a mérité ses galons de maître avec entre autres 12 hommes en colère, Serpico, Le crime de l'orient express, Network, Le prince de new York, Les coulisses du pouvoir, un après midi de chien. Un réalisateur qui demeure fidèle à son univers même s'il reste mineure à l'aune de sa carrière depuis le milieu des années 90. Tout comme dans son précédant film Jugez-moi coupable, son nouveau né est emprunt en apparence d'un esprit old school à tous les niveaux. De prime abord 7H58 semble être un métrage totalement dépourvu de l'esbroufe visuelle dont sont pourtant si friands les réalisateurs de la nouvelle génération, les critiques et bien sûr le public. Chaque morceau de flash-back qui construit l'ensemble de la trame narrative lui permet d'approfondir les travers tour à tour des différents protagonistes qui interviennent dans son intrigue.

Un subtile moyen de mettre en scène son savant scénario à la dramaturgie grandiloquente. En chantre d'un style mélodramatique empreint de thriller acerbe et rugueux, Lumet forge la profondeur de l'âme humaine au déplaisir de certains qui s'y reconnaîtront. Pâle reflet d'une humanité déliquescente qui ne pense qu'à ses besoins matériels et personnels sans se soucier des conséquences que peuvent avoir ses actes. Lumet avant tout, comme tout bon professionnel du métier, cherche à pauser son univers et ses personnages. Il fait définitivement parti de ces réalisateurs qui filment véritablement les personnages de son histoire. Le visage de chacun d'eux devient un paysage traversé par le prisme de l'émotion. Exploitant un de ses thèmes récurant que représente celui de la déshumanisation des rapports humains, il place l'individu et ses principes face à la pression quotidienne sociale, financière et amoureuse.

7h58 ce samedi là

Le casting y est pour beaucoup afin d'asseoir l'immersion du film. Force est de reconnaître que la direction d'acteur reste époustouflante et ce sur chacun des différents intervenants.
Fort de son oscar et du Golden globes en 2006 du meilleur acteur avec Truman Capote, la présence de Philip Seymour Hoffman contribue beaucoup à la véracité du jeu d'acteur. Sans dévoiler les tenants et aboutissants du film, le personnage de Dany qu'il interprète est un rôle majeur à l'origine du mal qui va être prédicateur du titre français 7H 58, ce samedi là.
Lumet a su avec la maestria exploiter tout son talent, en arrivant à cerner toute la rudesse et la fragilité qui règne en lui. Son personnage d'homme fort rude s'avère traversé par des failles dont le traumatisme remonte loin dans le passé, et qui malgré tout, continue à animer un parasitisme présent au fond de lui de manière sous-jacente, prêt à surgir lorsqu'il est acculé au point de non retour. Une aliénation viscérale qui le confine aux limbes de son être.

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  Les notes de la Rédaction
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  Note des Lecteurs
popeyedoyle chef d'oeuvre 10    29 sep
HellJohn ERNEST STONE !    26 sep
ERNEST STONE Bonjour PARIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!    28 aout
marcelus un air de bronson    28 aout
 


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9.2/10
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