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CINE : MICHAEL CLAYTON

CINE : MICHAEL CLAYTON

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George Clooney fait partie de ces acteurs fascinants dont chaque projet est un micro-évènement. Comédien engagé et passionné, il est également un excellent réalisateur ayant fait ses preuves sur deux films réussis et décalés de la production hollywoodienne contemporaine. Michael Clayton, réalisé par un des scénaristes de la trilogie Bourne et produit, entre autres, par son pote de toujours Steven Soderbergh, entre dans la lignée des films politiques que Clooney semble tant chérir depuis plusieurs années... Casting quatre étoiles et scénario bien construit pour une intrigue manquant quelque peu de piquant. Chacun est à sa place, sans vraies surprises...

MICHAEL CLAYTON
Un film de Tony Gilroy
Avec George Clooney, Tilda Swinton, Tom Wilkinson, Sydney Pollack...
Durée : 1h59
Date de sortie : 17 Octobre 2007

Michael Clayton

Michael Clayton n'est pas un avocat comme les autres... C'est un « fixer », il arrange discrètement les affaires de ses gros clients. Il ne plaide pas, ne possède aucune éthique et semble agir uniquement sur ordre du billet vert. Quand un de ses proches du cabinet, responsable juridique d'une puissante firme agrochimique, tente de révéler la vérité sur les conséquences catastrophiques d'un produit utilisé par l'entreprise, les choses vont commencer à s'accélérer pour Clayton. Dans un sens qu'il ne semble pas apprécier.
Mais face à la vérité, un choix s'offre à lui : l'étouffer ou la faire éclater...


Crevons l'abcès immédiatement : Michael Clayton est le pendant masculin d'Erin Brockovich... Voilà, c'est dit. De cette affirmation découlent alors plusieurs points de comparaison entre les deux films : Soderbergh à la barre (ici producteur), un être se dresse seul contre une multinationale agrochimique, des milliers de victimes sont concernées, une enquête dangereuse... A l'identique, ou presque. Car voilà, décidé à camoufler ce qui ressemble énormément à du réchauffé, Michael Clayton prend des voies différentes et se construit autour d'un personnage bien plus complexe que la déterminée Erin Brockovich. Mais où le film gagne en complexité, il y perd en humanité... Le film démarre en effet sur une série de séquences indéchiffrables où des bribes de dialogues larguent un spectateur instantanément fatigué de devoir reconstruire un puzzle dès les cinq premières minutes. Prenant son rythme de croisière à partir d'un quart d'heure, le film prend alors le temps d'installer son intrigue et laisse de côté les séquences inutiles du début. C'est alors que l'on commence à comprendre ce qui va se passer. C'est d'ailleurs le problème... De manière assez instinctive, il est assez facile d'anticiper l'évolution du scénario. Non pas que l'histoire soit cousue de fil blanc mais les personnages semblent tellement ancrés dans des figures caricaturales que leurs actions semblent limpides. Une complexité bien superficielle. A l'inverse, Erin Brockovich ne multipliait pas les informations et se concentrait sur son personnage principal et les liens qu'elle tissait avec les victimes. Ici, le jargon juridique l'emporte et la froideur fait autorité. Un traitement qui donne au film une dimension ultra réaliste mais limitant l'affection et l'attachement aux personnages.

Michael Clayton

C'est donc aux sublimes comédiens que revient le mérite de donner une certaine ampleur au scénario. Clooney, une fois de plus irréprochable, offre à Clayton une assurance somme toute limitée et teintée d'un véritable mal-être certainement dû à l'immoralité de ses actions. Il traverse le métrage dans sa bulle, virevoltant au gré de l'action mais ne la provoquant jamais... Il est tout le contraire de Tom Wilkinson, véritable boule de nerfs par qui le scandale arrive et qui, dans sa soif de justice, semble faire fi de tout danger. Ce qui d'ailleurs pousse à se questionner sur la vraisemblance du personnage qui, maîtrisant parfaitement les rouages et les coulisses des grosses firmes, prend peu de précautions malgré les révélations qu'il tient en main... Des révélations que Karen Crowder, assistant juridique dans la boîte concernée souhaiterait voir disparaître. C'est à Tilda Swinton que revient la lourde tâche d'interpréter cette Crowder, véritable géant de sévérité et de flegme peint avec une certaine ambiguïté. Seule figure féminine du film, elle est à la fois d'une force à toute épreuve et présentée dans toute sa faiblesse et sa médiocrité. Alternant les plans où l'on peut la voir se préparer, enfiler ses collants, transpirer et répéter son texte avec des plans où son aplomb semble immuable, le réalisateur tente assez maladroitement de nous convaincre de sa trivialité. Un monstre de banalité en somme, étrangement appuyé par le simple fait qu'elle soit une femme...

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  Note des Lecteurs
pak Un bon film, assez prenant 6    25 jan
lestat1886 PS:    21 oct
lestat1886 Bon mais classique 7    21 oct
KD c'est une critique...    16 sep
annegc2 c'est vraiment du grand n'importe quoi cette critique 9    10 sep
ryanaltwood Clooney, un acteur majeur    30 aout
annegc2 Acteur fascinant? bien sûr !    30 aout
Boisansoif Clooney acteur fascinant ? LoL !    30 aout
 


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note des internautes :
6.1/10
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