
DOSSIER : NAISSANCE DU ZOMBIE AU CINEMA
Tout sur 28 SEMAINES PLUS TARD - La Critique - Photos - Le 0000-00-00 00:00:00
Genèse du Zombie dans le cinéma classique (1932-1968)
A l'aune du cinéma parlant, une nouvelle vague de films fantastiques vit le jour. S'inspirant des rites vaudous pratiqués en Haïti, les producteurs américains ont bien compris qu'il y avait matière à pouvoir creuser un nouveau filon jusqu'alors peu exploité. Avec l'avènement du parlant l'immersion du spectateur est devenue plus intense et le cinéma d'horreur fut fortement courtisé par le public. Parmi la pléthore de films de série B conçus dans l'unique but du spectaculaire, quelques-uns se détachent nettement et permettent de comprendre les différentes étapes par lesquelles le zombie est passé, et ont permis à George A. Romero d'en extirper la quintessence et les principes fondateurs.

La toute première forme de zombie est attribuée à la firme Monogram qui produit en 1932 White zombie. Déjà dans le titre, il contient, non plus l'idée de faire un film sur des zombies noirs propres à Haïti, là où se déroule pourtant l'intrigue du film, mais le désir de transformer le zombie propre à la culture noire des habitants de l'île et pour en faire un zombie « white ». L'affiche de l'époque contenait le slogan suivant : She was not alive...nor dead...just a WHITE ZOMBIE
Toute l'incompréhension suscitée par le zombie est déjà bien structurée dans ce personnage de femme ni morte ni vivante que Bela Lugosi convoite. Le souci d'authenticité du film fait de Bela Lugosi un sorcier Houngan travaillant pour un riche propriétaire agricole, qui, grâce au vaudou, tient en son pouvoir une poignée de zombies dévoués à la culture de ses plantations.
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