
AVIS DU JOUR : KISS, KISS, BANG, BANG
Tout sur KISS KISS BANG BANG - La Critique - Le 0000-00-00 00:00:00Revenons sur ce film, passé un peu inaperçu lors de sa sortie (hormis un passage au festival de Cannes), qui marquait pourtant le grand retour de l'une des grandes figures du cinéma de genre, plus précisément du cinéma d'action, des années 80 et 90. Il s'agit bien sur de Shane Black, qui revient avec cette fois sa première réalisation, Kiss Kiss Bang Bang. Black is back et ça fait mal.

Mais avant de démarrer cette critique, rappelons aux quelques incultes (si il y en a...) qui est Shane Black. C'est tout simplement le meilleur scénariste des années 80 et 90, qui s'est spécialisé dans le blockbuster d'action. On lui doit notamment les scripts de films cultes comme L'Arme Fatale 1 et 2, Le Dernier samaritain, Last Action Hero, et Au revoir à jamais. Et le cinéphile exigeant sait qu'il ne doit pas principalement la qualité de ces incontournables à leurs réalisateurs (Richard Donner, Tony Scott, Renny Harlin...exception faite pour John McTiernan) mais à la plume de leur unique auteur, Shane Black. En quelques films, ce dernier a crée un véritable « style Shane Black », caractérisé par une association de losers magnifiques, devenant instantanément des icônes du genre, des scènes de tortures viscérales, de l'action totalement scénarisée, de punchlines ayant la puissance d'un coup de shotgun dans la tronche, et d'une ambiance de film noir. Mais ce qui place Shane Black au dessus des autres scénaristes, c'est sa propension à insuffler de l'humanité à des personnages archétypaux , que ce soit ce flic au bord du suicide (L'Arme Fatale), qui laisse éclater sa violence lorsque l'on tue la femme qu'il aime (L'Arme Fatale 2), détective cocufié par sa femme mais dont il reste amoureux (Le Dernier Samaritain), ou encore tueuse qui se découvre des penchants maternels (Au Revoir a jamais). On se retrouve alors non pas devant de simples blockbusters d'action, mais avant tout face à des films humains et touchants.

Il nous est donc revenu avec ce film, qui narre l'histoire de Harry Lockhart (Robert Downey Jr) , un pur loser incapable de braquer un magasin de jouets. Sa chance va tourner le jour ou, par hasard, il se retrouve à passer un casting et où il obtient le premier rôle pour un film. Il est donc envoyé à Los Angeles, retrouve son amour d'enfance perdu (Michelle Monaghan), et prend des leçons de détective avec un privé gay (Val Kilmer). Mais sa poisse légendaire le rattrape lorsqu'il se retrouve mêlé à une véritable histoire de meurtre.









































