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TOP 30 DES SCENES D'ACTION !

TOP 30 DES SCENES D'ACTION !

Tout sur LA VENGEANCE DANS LA PEAU - La Critique - Photos - Le 0000-00-00 00:00:00


La rédaction dvdramienne, toujours à la pointe de la recherche de Tops/Flops en tout genres, planche aujourd'hui sur les plus belles scènes d'action au cinéma. Celles qui nous ont vraiment fait vibrer. Plusieurs rédacteurs ont donc fouillé dans leurs souvenirs cinéphiliques pour en extirper un Top 5 perso. On attend évidemment dès à présent vos Tops 5 thématiques, dans les forums, blogs, ou envoyés à laurent.tity@dvdrama.com. Lâchez-vous, vous verrez ça fait du bien !

LE TOP 5 DE ARNAUD MANGIN


DIE HARD de John McTiernan (L'explosion du toit)
Les scènes d'actions, en particulier dans le cinéma américain, perdent de plus en plus leur intérêt technique puisqu'il est aujourd'hui possible de tout montrer à l'écran d'une manière réaliste. Encore récemment avec des robots géants qui traversent les immeubles... Il faut alors chercher son plaisir dans le sens de la scène en question, de son utilité au sein de l'intrigue et de la façon dont elle peut encore épater et transporter le spectateur. Dans le genre, McTiernan a certes réinventé un style avec le premier Die Hard, mais il a également les enjeux de survie de son personnage, le poussant à la plus grosse prouesse acrobatique possible pour se tirer d'affaire. Elle-même déclinée en plusieurs actes, l'explosion du toit suit l'archétype même du héros remplissant son rôle : des otages patientent sur le toit que les autorités viennent les chercher, les mêmes autorités survolent Los Angeles avec des hélicoptères de l'armée, chacun étant l'appât de l'autre que les terroristes comptent dégommer d'un coup, d'un seul. McClane, seul au courrant, s'engage dans une course contre la montre durant laquelle il doit se débarrasser d'un mastodonte à mains nues. Dans le genre, on n'a toujours pas vu mieux en matière de montage (appuyé par une orchestration musicale de haute volée), faisant évoluer le danger crescendo ainsi que le combat dans quelques excès bienvenus. McClane, malgré ses poumons enfumés, fonce, tire à vue sur les quelques salauds qui lui barrent la route avant d'être obligé de terrifier les gens à qui il prête secours pour les faire fuir. Un big bazar où ses "alliés" lui tirent dessus par inadvertance, avant de survivre à la fameuse explosion et de finir pendu sur la paroi du building comme un vers à l'hameçon... La chute de cet énorme morceau de bravoure s'impose comme une petite fin sèche, laissant quelques secondes au spectateur pour reprendre son souffle... Du grand art.


DIE HARD 3 de John McTiernan (L'explosion du métro)
Comme quoi, on ne se refait pas. La scène en question étant d'ailleurs très similaire à celle décrite ci-dessus en matière d'intérêt. Là encore, le réalisateur distribue les cartes de façon variée pour son héros titre (McClane doit rentrer dans le métro - McClane loupe le métro - McClane démonte une bouche d'égout pour sauter sur le toit du métro) là où son comparse (Samuel L. Jackson) tente sa chance de son côté en taxi - encombré d'un passager inopportun - avant d'affronter lui-même le grand méchant de l'histoire au téléphone. Le but est en tout cas le même : sauver des passagers innocents pris au piège dans une rame avec une mixture explosive qui peut sauter à tout moment. Le héros du film, ne faisant de toute façon jamais dans la dentelle fine, s'évertue une fois encore à régler le problème d'une façon radicale en balançant l'objet par une vitre plutôt que tenter de la désamorcer. Chaos, dévastation, déraillement sont au programme... Die Hard oblige, le bougre s'en tire avec à peine quelques égratignures.


FRENCH CONNECTION de William Friedkin (La poursuite en voiture)
La poursuite en voiture est bien évidemment l'un des éléments essentiels à tout vrai film d'action qui se respecte - paradoxalement, Die Hard 1 n'en propose pas - et se doit, là encore, d'envoyer la décharge d'adrénaline nécessaire pour clouer le spectateur sur son fauteuil. Ce ne sont bien évidemment pas les quelques facilités numériques de films comme Matrix Reloaded qui révolutionneront le genre. En revanche, dans sa "simple" poursuite, Friedkin nous a offert un spectacle dément. Si l'enjeu de la scène ne consiste qu'à laisser son héros, Popeye, capturer un fuyard, le contexte se prête assurément à un spectacle de goût : le méchant, dans le métro aérien défilant à toute allure et le héros dans sa voiture, juste en dessous, qui enfreint toutes les réglementations de conduite pour doubler le train en question pour arriver à la prochaine station en premier. Une mise en scène particulièrement virtuose pour ses plans larges, comme pour ses impacts divers. Lorsque l'on sait que la dite poursuite a été filmée à l'arrache, sans aucune autorisation, on ne peut que saluer l'extraordinaire travail accompli.


BOULEVARD DE LA MORT de Quentin Tarantino (La poursuite en voiture)
On se répète un peu dans nos choix, mais on ne se refait pas. Alors que la frénésie fantasmée dans toute poursuite en voiture qui devrait -normalement - se respecter disparaît peu à peu des productions hollywoodiennes (la dernière en date étant sûrement La Mort dans la peau), Death Proof s'est imposé comme un hallucinant vent de fraîcheur. Du vrai, du vrai, et encore du vrai... Mais en plus du archi spectaculaire ! Pour l'une des rares fois dans ce genre de programme, on s'inquiète pour les héroïnes mise en situations dangereuses - personne n'est à l'abri d'une mort certaine - sur près de quinze minutes de frénésie, dont une bonne moitié avec une cascade à mains nues hallucinante. En tout cas Tarantino démontre qu'il est désormais aussi à l'aise dans la mise en forme spectaculaire qua dans ses joutes verbales (dommage que ça ne soit pas dans le même film). Plus la scène évolue, plus elle excelle, appuyée par quelques morceaux musicaux de choix comme la bande son de Italia A Mano Armata jusque dans un final digne d'un cartoon. Impossible de bouder son plaisir !


TRUE LIES de James Cameron (La dernière demi-heure)
Il faut, certes choisir une scène par film, mais True Lies réussit l'exploit d'en réunir facilement trois ou quatre en une seule pour un final qui dépassait l'entendement à l'époque, et qui tient encore plus que sérieusement la route aujourd'hui. Probablement parce que le réalisateur s'était évertué à créer sa propre mythologie avec le plus de sérieux du monde, et que pour une fois, il se lâche totalement comme un sale gosse. A partir du moment où Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis se font kidnapper jusqu'au générique de fin, on assiste à un spectacle démentiel. Du divertissement pur jus : une évasion musclée et à mourir de rire pour un buddy-movie hors normes, une fausse manipulation qui sauve la mise, des vertèbres pétées à la chaîne, des explosions gigantesques, un pont sans fin démonté par des avions de chasse, un sale oiseau qui se pose là où il ne faut pas, une limousine partant en roue libre avec une Jamie Lee sourde comme un pot, et surtout un combat à dos de Harier dépouillant tout un immeuble. Un argumentaire gros comme un camion, quoi...

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