
JANE
Film de Julian Jarrold
Avec Anne Hathaway,James Mc Avoy
Durée : 1h58
Date de sortie : 17 octobre 2007

En 1795, Jane Austen, jeune fille de la bonne société de la province anglaise du Hampshire, tombe éperdument amoureuse de Tom Lefroy, en dépit des convenances sociales. D'esprit indépendant, elle souhaite vivre de sa plume et échapper à un mariage arrangé par ses parents pour sa sécurité financière. Quant à lui, ses études de droit à Londres sont ponctuées de frasques qui déplaisent à son oncle et tuteur. Leur histoire, brève mais intense, marquera l'oeuvre de celle qui reste aujourd'hui l'une des plus célèbres romancières britanniques.
Evidemment, un film de ce type ne peut être que de facture classique ; évidemment les costumes et les décors sont particulièrement soignés, étudiés avec un soin presque scientifique afin d'accentuer le réalisme du film et de transporter le spectateur au coeur de l'univers de l'héroïne. Cet univers est largement représenté par la campagne anglaise dans laquelle Jane Austen a presque toujours vécu, mais contraste avec les fastes de Londres dans lesquels évolue Tom Lefroy sans y avoir véritablement accès. Des lieux que l'on retrouve dans les principaux romans de Jane Austen, particulièrement Orgueil et Préjugés... et tel est en effet le propos évident du film : ses romans, spécialement celui-ci, seraient largement inspirés de cette histoire d'amour.

Soit. Malheureusement, le film souffre justement de la comparaison avec les nombreuses adaptations à l'écran desdits romans, comme le récent Orgueil et Préjugés avec Keira Knightley, présentant moins d'éclat, plus d'une retenue classique sans doute souhaitée par le réalisateur qui, visiblement, vise l'irréprochabilité scénique et quasi-théâtrale en contrepoint de la présentation atypique de la romancière. Anne Hathaway, vue récemment dans Le diable s'habille en Prada, ne parvient pas, malgré sa justesse, à dépasser son côté "lisse". A ses côtés, James McAvoy (Le Dernier Roi d'Ecosse) qui interprète Tom Lefroy, joue son rôle de manière tout aussi "juste"... sans ce petit "plus" que l'on retrouve, pour prendre un autre exemple de films "en costumes" et d'autant plus bridés par les exigences contextuelles, dans les adaptations des pièces de Shakespeare de Kenneth Branagh.









































